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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Membre du bureau du
Syndicat du Pays de Maurienne



Président de la
Mission Locale Jeunes Pays de Maurienne



Vice-président
du Centre "La Bessannaise"



Adhérent à Les Républicains


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré


 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:14

Joly---Hollande.jpgAprès plusieurs jours de cacophonie, le Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts sont parvenus dans la douleur à un accord en vue de l’élection présidentielle de 2012. La balle est dans le camp du conseil fédéral du parti écologiste qui se réunit ce samedi à Paris. La France est quoi qu’il en soit d’ores et déjà la grande perdante de ce débat de « marchands de tapis » sur l’avenir du nucléaire.


Il est toujours impressionnant de voir de quelle manière les politiques, avec la complicité des médias, peuvent faire d’un sujet de seconde zone un enjeu majeur. Alors qu’un récent sondage CSA montre que le nucléaire est le thème qui intéresse le moins les Français dans le débat pour la présidentielle de 2012, l’actualité politique de la semaine a tourné essentiellement autour des vifs échanges entre PS et Verts sur ce dossier.

 

Et pourtant, les 6% qui s’intéressent de près aux positions des différents partis ont raison ! Car l’avenir choisi pour le nucléaire aura un impact écologique, mais aussi économique et social, très important.

 

L’accord en cours de validation prévoit la fermeture de 24 réacteurs sur les 58 que possède la France. Le PS et les Verts, s’ils confirment cet accord (ce qui n’est pas acquis depuis que l’équipe d’Hollande est soupçonnée d’avoir arbitrairement retiré un paragraphe du texte), auront bradé les intérêts de la France et des Français contre des arrangements électoraux d’un autre temps !

 

François Hollande s’était opposé à une sortie du nucléaire, un choix « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ».  Eva Joly affirmait ne pas vouloir d’une solution « à moitié » et s’interdisait de sacrifier les idées écologistes contre quelques circonscriptions aux législatives.

 

Au final, le premier est en train d’amorcer la sortie du nucléaire, tandis que la seconde est prête à accepter de ne fermer qu’une partie des réacteurs et assure ainsi à son parti de 15 à 30 députés en cas de soutien victorieux au candidat socialiste au second tour.

 

Les Français vont payer au prix fort cet accord de bas étage s'il est mis en œuvre à compter de 2012. Un tiers de la capacité de production de notre énergie nucléaire volerait en éclats.

 

Fermer 24 réacteurs, c’est l’assurance d’une hausse sensible de la facture d’électricité de chacun. Le coût du projet est estimé par l’Union Française de l’Electricité à 382 milliards d’euros, sans compter les investissements liés au démantèlement des centrales.

 

Le développement des énergies renouvelables ne permettra en rien de faire baisser les factures : de l’éolien terrestre au solaire photovoltaïque, les énergies renouvelables coûtent de 4 à 15 fois plus cher que l’énergie nucléaire.

 

Quand on sait que le prix de l’énergie est un des sujets majeurs qui conditionne le maintien de l’activité de certaines usines en France (par exemple celle de Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne), il semble clair qu’une sortie du nucléaire mettrait totalement à mal tous les efforts réalisés pour préserver l’activité industrielle aux quatre coins de l’Hexagone et favoriserait les délocalisations.

 

Les conséquences d’une fermeture de 24 réacteurs nucléaires sur l’emploi seraient donc terribles. Elles s’apparentent à un plan social de grande ampleur. EDF estime que ce scénario provoquerait la suppression de 8 500 emplois directs. En prenant en compte les emplois indirects, ce sont 400 000 postes qui sont menacés !

 

Et en plus, la France serait donc prête à totalement fragiliser une filière industrielle dans laquelle elle excelle depuis de nombreuses années. Une pure folie…

 

Elle se priverait de l’indépendance énergétique à laquelle elle tient tant depuis le début de la Ve République. Elle serait obligée d’acheter près de 7 milliards d’euros d’électricité par an à l’étranger, alors qu’elle peut à ce jour en assurer la production par le nucléaire. Quoi de plus aberrant quand on sait que le prix de l’énergie est amené à exploser au gré de la demande grandissante ?

 

Alors qu’un rapport officiel paru le 17 novembre affirme qu’il n’y a aucun réacteur en France qui présente des menaces pour notre sécurité, certains écologistes veulent profiter de l’accident de Fukushima (Japon) pour berner les Français.

 

En vérité le nucléaire, ce n’est pas anti-écologiste, au contraire. Grâce au nucléaire, la France n’émet qu’1,6 tonne de carbone par habitant, un chiffre honorable si on se réfère au protocole de Kyoto. Les énergies renouvelables ne pouvant pas couvrir entièrement le déficit de production nucléaire causé par la fermeture de 24 réacteurs, il faudra utiliser du fioul et du charbon, très polluants, ce qui aura pour conséquence d’augmenter nos émissions de gaz à effet de serre.

 

Pour terminer, un constat est éloquent : l’accord en passe d’être officialisé devrait, comme son nom l’indique, consigner des points sur lesquels PS et Verts convergent sur une même vision pour l’avenir de la France. Eh bien non ! En fait, l’accord contient des désaccords assumés entre les deux partis… Cherchez l’erreur ! Dans ces conditions, il serait bon de savoir comment des politiques socialistes et écologistes entendent demain gérer la France main dans la main.

 

Peut-être François Hollande se décidera-t-il prochainement à prendre ses responsabilités pour répondre aux Français, chose qu’il refuse de faire depuis plusieurs jours, prétextant avoir déjà tout dit ! Sa campagne « proche des Français » semble partie sur de très bonnes bases ! 

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