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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Délégué de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Membre du Conseil d'Administration
du Centre "La Bessannaise"


Membre du Conseil d'Administration
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Membre du Conseil d'Administration
de Maurienne Expansion


Adhérent à Les Républicains


Membre du bureau de l'Association
"T.M Vivre en Vanoise"


Attaché parlementaire d'Emilie Bonnivard,
Députée de la Savoie


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:42

DSK---tribunal-NY.jpgL’annonce a fait dimanche l’effet d’une bombe en France et dans le monde entier : Dominique Strauss-Kahn, actuel patron du Fonds Monétaire International (FMI) et favori des sondages pour l’élection présidentielle de 2012, a été interpelé et inculpé « d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration ». Lundi, la juge a ordonné son maintien en détention. L’accusé risque jusqu’à  74 ans de prison et a vraisemblablement perdu toute chance d’être candidat à la présidence de la République Française. Inutile de revenir sur les faits largement relatés par les médias depuis près de 72 heures. Cependant, il me semble intéressant de souligner la dignité du monde politique français dans sa (quasi) totalité.


Dès dimanche matin, l’annonce de l’affaire dans les médias a provoqué des réactions à la pelle, venant de droite comme de gauche. Alors que l’on aurait pu penser que certains allaient sauter sur l’occasion de la « récupération politique », force est de constater que nous avons plutôt eu droit à une longue litanie de modération et de mots justement pesés.


« Prudence », « décence », « dignité », « si les faits étaient avérés »… sont autant de termes entendus et réentendus, qu’ils viennent de ministres, de députés ou d’autres responsable politiques.


L’Elysée a appelé son camp à beaucoup de vigilance et même à préférer le silence. Nicolas Sarkozy ne s’est d’ailleurs personnellement pas exprimé sur le sujet.


Chez les socialistes, plusieurs cadres du parti, comme Martine Aubry ou Benoît Hamon, ont semble-t-il appris ce qu’est la présomption d’innocence, eux qui n’ont pourtant jamais épargné, avant tout jugement, Jacques Chirac à l’époque ou Eric Woerth plus récemment.


Alors bien sûr, il y a toujours des exceptions.


Les plus fidèles alliés de DSK n’ont pu s’empêcher d’apporter un soutien plus ou moins appuyé à l’ancien Ministre de François Mitterrand. Mais peut-on vraiment reprocher à des hommes de s’exprimer avec leur responsabilité publique mais aussi avec leurs sentiments amicaux ? Je ne le crois pas.


Comme l’on pouvait s’y attendre, la Présidente du Front National, Marine Le Pen, a été moins tendre que les autres, considérant que les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn lui fermaient quasi définitivement la porte à une accession à la plus haute fonction de l’Etat… bien qu’il ne soit pas pour l’heure reconnu coupable. Elle a tout de même évoqué la présomption d'innocence. Posture politique en somme.


On pourra aussi noter les propos assez tranchants du député UMP Bernard Debré sur les agissements fréquents de DSK lors de ses nuits au Sofitel de New York, là où le scandale a éclaté. Si ses propos sont vrais, difficile pour lui de les taire. Mais si ses affirmations sont fausses, il s’agit tout simplement d'une grave diffamation et il devra à terme s’en expliquer.


Toujours est-il qu’aujourd’hui, c’est la vie d’un homme qui est en train de basculer, plus que celle d’un leader politique.


Les langues se délient sur des affaires plus anciennes, rien de surprenant. A tord ou à raison ? Aux tribunaux de le dire, si nouvelles plaintes il y a.


La justice américaine se veut en tout cas intraitable, n’accordant à Strauss-Kahn aucun privilège. C’est tout à son honneur. Que DSK soit gardé en détention pour éviter tout risque de fuite ou de mises de pressions sur des témoins essentiels, pourquoi pas.


En revanche, je regrette profondément sa sortie menottée devant la presse dimanche soir. Qu’il soit soumis aux flashs des photographes, c’est inévitable, surtout aux Etats-Unis. Seulement, passer les menottes à une personne n’a pour moi d’intérêt que si cette personne est susceptible de s’enfuir ou de devenir violente. Je ne pense pas que les forces de l’ordre craignaient quoi que ce soit dans le cas présent.


Dans cette histoire sidérante, difficile pour l’heure de délier le faux du vrai. Tout semble trop énorme pour être crédible… Mais tout semble aussi tellement précis et clair pour les enquêteurs (qui prennent soin de ne distiller les informations à la presse qu’au fur et à mesure)…


Les résultats des tests ADN, les analyses réalisées sur le corps de DSK et le recoupage des différents témoignages permettront certainement d’y voir beaucoup plus clair dans quelques jours.


Si Dominique Strauss-Kahn était reconnu coupable, cela apparaitrait comme un véritable coup de massue sur le monde politique. La peine qu’il encourt serait alors pleinement justifiée, et il faudrait s’interroger sur le fait que toute personne, quel que soit son statut, peut être atteinte de pulsions maladives incontrôlables ou d’addiction sexuelle.


Si en revanche, tout cela s’avérait être un coup monté, comme certains le pensent, ou si la victime présumée venait à avoir inventé les faits, l’avenir de DSK pourrait alors être bien différent, si tant est qu’il parvienne à se relever d’une telle épreuve. Les coupables changeraient de camp et mériteraient une sanction exemplaire.


L’éditorialiste du journal « La Croix » est celui qui à mon sens à le mieux résumé la situation : « C’est une humiliation pour la victime si DSK est coupable, une humiliation pour DSK et ses proches s’il est innocent, et une humiliation pour la France dans tous les cas de figure ».

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Published by Jérémy TRACQ - dans Actualité
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