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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Membre du bureau du
Syndicat du Pays de Maurienne



Président de la
Mission Locale Jeunes Pays de Maurienne



Vice-président
du Centre "La Bessannaise"



Adhérent à Les Républicains


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré


 

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Par téléphone : 06 89 49 12 24

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:52

STEP---Bessans-copie-1.JPGLa construction actuelle de la station d’épuration de Bessans va entraîner une hausse sensible du prix du m³ d’eau en 2011. Le sujet retient l’attention de tous les Bessanais (résidents à l’année ou non). Pour que chacun y voit plus clair, voici quelques informations…

 

Bessans a engagé en 2008 un grand chantier (certainement le plus important jamais réalisé par la Commune en termes de dépenses) : la construction d’une station d’épuration (STEP).

Investissement coûteux, nécessaire depuis plusieurs années et devenu obligatoire suite à la mise en demeure de l’Etat, il a longtemps été repoussé par les municipalités. Inutile de dire que si des élus responsables avaient pris le projet en main à l’époque, le coût aurait sûrement été moindre et les subventions auraient pu être plus élevées (en tout cas plus faciles à obtenir).

 

Ce constat fait, il est important de signaler que la mise en service de la STEP aura lieu en 2011, conformément aux dates imposées par l’Etat (dans la mise en demeure préfectorale du 18 mai 2008). La rigueur des élus de la majorité dans ce dossier ne peut être remise en cause.

 

Le coût global de construction de la STEP est d’environ 4 000 000 €, pour un dimensionnement de 5 500 équivalents/habitants (qui anticipe une hausse raisonnable du nombre de lits dans les 30 prochaines années).

 

Le coût de départ annoncé par l’entreprise retenue a été négocié, ce qui a permis une baisse de 400 000 € pour une prestation similaire.

 

En parallèle, tout a été mis en œuvre par la municipalité pour obtenir un maximum de subventions de la part de l’Etat, de l’Agence de l’eau et surtout du Conseil général de la Savoie. Aujourd’hui, le projet est subventionné à près de 60%. La gestion intercommunale de l’assainissement, une fois validée, devrait permettre encore davantage d’aides de la part du Conseil général.

 

Pour obtenir ces subventions, il a été indispensable de respecter les tarifs d’assainissement fixés par le Département, à savoir 1,20 € par m³.

 

L’augmentation du prix du m³ d’eau était inévitable, chacun le savait. Mais cette hausse sensible suscite un mécontentement... certes compréhensible.

 

 

Les tarifs sont les suivants :

 

EAU :

Prix du m³ 2011 : 0,75 € (contre 0,21 € en 2010)

Location du compteur : 47,70 € (idem qu’en 2010)

Prime d’entretien réseaux : 35,70 € par Unité de Logement (UL) (idem qu’en 2010)

 

ASSAINISSEMENT :

Prix du m³ 2011 : 2,25 € (contre 0,74 € en 2010)

Part fixe : 175 € par UL (0 € en 2010)

 

ORGANISMES PUBLICS :

Redevance pollution : 0,19 € par m³ (idem qu’en 2010)

Redevance modernisation des réseaux de collecte : 0,13 € par m³ (idem qu’en 2010)

 

 

 

La hausse est significative, c’est vrai. Au-delà du prix du m³, c’est surtout la part fixe d’assainissement qui marque les esprits.

 

Les unités de logement ont été définies comme suit :

 

Type d’habitation

Nombre d’ UL

Une résidence principale

1 UL

Une résidence secondaire

1 UL

Un meublé touristique

1 UL

Une chambre d’hôte

1/2 UL 

Un restaurant

1 UL

Un bâtiment à usage commercial

1 UL

Une exploitation agricole raccordée au réseau d’assainissement

1 UL

Une résidence de tourisme

1 UL pour 1 logement

Une collectivité

1 UL pour 10 lits

Un hôtel

1 UL pour 10 lits

Un gîte d’étape

1 UL pour 10 lits

La fromagerie

20 UL

 

 

Définir une unité de logement équivalente pour une résidence principale, une résidence secondaire et un meublé touristique permet de limiter les coûts pour les résidents à l’année à Bessans. Et c’est bien légitime !

347 habitants à l’année ne peuvent pas payer le prix fort pour une station dimensionnée pour 5 500 équivalents/habitants.

 

Il est logique que les personnes possédant une résidence secondaire à Bessans ou un meublé touristique, qui contribuent à l’augmentation du dimensionnement de la station d’épuration, participent de la même manière à l’effort collectif.

 

 

Dernier élément et pas des moindres, pour ceux qui considèrent que l’augmentation des tarifs pourrait être moins élevée et que le budget communal pourrait venir compenser le déficit du budget « eau et assainissement »* : cela n’est plus possible aujourd’hui ! Le budget « eau et assainissement » doit être en équilibre sans possibilité d’aide du budget communal. Cette obligation légale amène à un constat clair : l’augmentation du prix de l’eau, aussi sensible soit elle, est nécessaire, et même incontournable.

 

Certains évoqueront sûrement l’argument selon lequel, il aurait fallu réfléchir davantage et choisir de se raccorder à la station d’épuration de Val Cenis, car le projet aurait été moins coûteux. C’est faux !

L’étude réalisée par le cabinet Montmasson en 2008 estimait le coût de construction d’une station d’épuration à Bessans légèrement en dessous de celui du raccordement à la STEP de Val Cenis. Le coût d’exploitation est également inférieur dans la solution finalement retenue.

 

 

Il ne reste qu’à espérer que chacun sera en mesure de supporter la hausse de ses factures, dans un contexte économique national malheureusement peu favorable.

 

 

*Ce qui au passage serait à mon sens contreproductif puisque moins d’argent dans le budget communal, c’est aussi moins de possibilités d'investir et donc de développer le village.

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commentaires

Jérémy TRACQ 24/01/2011 22:21


Jean-Philippe,

Merci de ta réaction, même contradictoire.

Pour répondre à cela, tu dis que les décisions prises sont surprenantes et tu déplores la précipitation dans la voie de construction d’une STEP à Bessans. Or, il n’y a pas eu de précipitation, et
ce pour plusieurs raisons.

La première : une étude a été réalisée par le cabinet Montmasson avec les deux solutions « STEP à Bessans » et « STEP à Val Cenis ».

La seconde : les élus traitant le dossier ont participé à une réunion avec le Sivom de Val Cenis.
Il est apparu clairement que la STEP de Val Cenis ne pouvait traiter les effluents de Bessans en raison de la saturation trop rapide que cela induirait et de problèmes techniques non résolus à
cette époque.

La troisième : il n’était pas possible de reculer le choix du scénario d’assainissement, la mise en demeure préfectorale exigeant un choix avant le 30 juin 2008. Le choix a donc été fait par le
Conseil municipal le 25 juin 2008.

Certes, cela impacte gravement les finances communales, mais nous ne pouvons pas y échapper. A moins que quelqu’un ait la solution miracle pour échapper au processus d’assainissement auquel toutes
les communes sont amenées à terme à se plier.

Le Conseil municipal n’est pas unanime sur le sujet, chacun a le droit d’exprimer son désaccord. Mais la majorité a voté dans ce sens, c’est-à-dire 7 élus sur les 9 présents ce jour là.

La liste « Ensemble pour Bessans » a été élue démocratiquement en mars 2008. Le souci des élus est d’essayer de répondre aux attentes de Bessans et des Bessanais.

Il est vrai que d’autres investissements que la construction de la STEP auraient été souhaitables, et certainement plus bénéfiques à Bessans. Les municipalités précédentes, en repoussant le
problème à plus tard pour mener d’autres projets ont fini par mettre Bessans dos au mur.
Lorsque l’Etat met en demeure, plus d’autre choix que de prendre en main le dossier.
Preuve en est, des permis d’aménager étaient bloqués à cause du non traitement du dossier « STEP » et sont débloqués depuis que la construction est lancée…

En tout cas, je ne pense pas que l’on puisse remettre en cause la présence des élus au quotidien pour œuvrer pour Bessans. On peut critiquer les projets, ne pas être d’accord, ok. Mais dire que les
élus sont inexistants est faux ! Et à titre plus personnel, j’essaie d’être là au maximum en fonction de mes obligations professionnelles.

Enfin, pour l’adhésion à l’OTI, le Conseil municipal s’est prononcé contre certes. Les socioprofessionnels étaient en majorité contre également. Cependant, la majorité qualifiée des communes
concernées s’est exprimée favorablement et l’OTI a donc été créé.
A partir de là, il me semble préférable de s’impliquer de suite que de prendre le train en route…
Car de gré ou de force, la participation de Bessans s’imposait à partir de cette année, l’argent versé par les communes à l’OTI étant fiscalisé sur chaque habitant !
Il est inimaginable que les Bessanais paient pour un organisme auquel ils ne participent pas, et que la Commune continue à subventionner un fonctionnement touristique parallèle !

J’admets que l’avis populaire doit compter, je suis tout à fait d’accord. Cependant, les décisions responsables, à quelque niveau que ce soit, n’ont pas toujours été prises avec l’approbation « du
peuple » !

Au plaisir de parler de tout cela de vive voix à l’occasion (preuve que la liberté d’expression est encore bien présente !).

Salut