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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Membre du bureau du
Syndicat du Pays de Maurienne



Président de la
Mission Locale Jeunes Pays de Maurienne



Vice-président
du Centre "La Bessannaise"



Adhérent à Les Républicains


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré


 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:56

Kadhafi-mort.jpgLa Libye a mis un terme définitif cette semaine à 42 ans de dictature sanglante, avec la capture et la mort de Mouammar Kadhafi. Les scènes de liesse et les témoignages de satisfaction se sont multipliés dans le monde entier. Certains regrettaient tout de même que l’ancien leader libyen n’ait pas pu être traduit en justice. Mais était-ce bien nécessaire ?


Quand un peuple qui se bat pour sa liberté gagne son combat contre un régime impitoyable, il est logique que les plus grands chefs d’Etat se réjouissent. Après avoir longtemps commercé avec la Libye, les plus grandes nations, France, Etats-Unis ou encore Angleterre en tête, avaient pris parti ces derniers mois pour les forces révolutionnaires en quête de renouveau.

 

Le soutien matériel apporté aux rebelles a précipité la chute d’un régime pourtant incontestable il y a encore quelques mois. Il ne manquait plus qu’à retrouver la trace du « Guide » déchu pour conclure une guerre extrêmement meurtrière (tant par les combats pour la libération que par la répression orchestrée par Kadhafi) et tourner une longue et sombre page de l’histoire de la Libye.

 

Jeudi, le monde a appris la nouvelle progressivement. D’abord annoncé comme capturé, Kadhafi a finalement été déclaré mort peu après. Rapidement, les vidéos amateurs, les photos authentifiées par l’AFP et les témoignages sur place n’ont laissé guère de doute sur la mort du dictateur. Les analyses ADN ont confirmé l’évidence des éléments en présence.

 

Les circonstances restent floues, mais peu à peu, un scénario se construit : en fuite, Kadhafi aurait été stoppé par des tirs aériens. Pris à parti par des rebelles, le convoi qui le protégeait s’est retrouvé très vite débordé. Le « Guide » a alors tenté de s’échapper, en vain.

 

Capturé, il se serait ensuite trouvé au cœur d’un échange de tirs entre ses partisans et des rebelles. Touché par une balle à la tête, il est décédé peu de temps après.

 

Bien entendu, à la joie démesurée des uns s’est mêlée une pointe de déception des autres, ceux qui auraient souhaité voir Mouammar Kadhafi présenté à la justice de son pays ou transféré devant le Tribunal Pénal International de la Haye.

 

Certes, l’argument « on ne résout pas les crimes commis par un homme en le tuant à son tour » se défend.

 

Certes, on peut regretter qu’un tyran de la trempe de Kadhafi ne soit pas confronté à la réalité de ses actes.

 

Certes, il aurait été pour toutes les familles victimes de son régime dictatorial et tous les peuples oppressés pendant des décennies « jouissif » que Kadhafi puisse voir son pays changer, avancer sur d’autres bases, se reconstruire.

 

Mais en réalité, peut-on vraiment souhaiter cela et attendre quelque chose d'un personnage comme lui ?

 

L’exemple de Saddam Hussein est une belle illustration. Jugé dans son pays, il n’avait pendant son procès cessé de dénoncer l’intervention américaine sans jamais n’exprimer aucune explication sur ses actes de barbarie.

 

Des hommes convaincus par un tel fanatisme n'abandonnent à aucun moment leur sentiment de toute puissance et leur conviction de n'avoir commis aucun acte inacceptable.

 

Toute tentative d’obtenir de Kadhafi des explications, des justifications de ses agissements inhumains (si nombreux...), aurait sans aucun doute été vaine. On peut même imaginer qu’il aurait persisté à considérer sa gestion du pays comme la meilleure qui soit.

 

Un procès en Libye se serait conclu sans l’ombre d’un doute sur une condamnation rapide à la peine capitale. L’acte de « laver la mort par la mort » aurait donc tôt ou tard existé.

 

Les Libyens avaient profondément besoin de tourner très vite la page Kadhafi. C’est désormais chose faite. Tant mieux…

 

Le plus dur reste à venir pour le Conseil National de Transition : redonner à la Libye une stabilité, dans un esprit de liberté et d’ouverture sur le monde.

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