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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Administrateur de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Administrateur
du Centre "La Bessannaise"


Administrateur
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Adhérent à Les Républicains

 

Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 19:38

Primaires-PS.jpgA trois semaines de primaires citoyennes visant à désigner le candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, France 2 a organisé un grand débat entre les six prétendants à l’investiture. Analyse en six points…


 

Un débat maîtrisé


S’il apparaît clairement des désaccords entre les candidats, tous ont veillé au cours du débat à faire preuve de courtoisie et à maîtriser leurs propos.


Entre Arnaud Montebourg et Manuel Valls, difficile de cacher les évidents désaccords de fond.

 

Martine Aubry et François Hollande, dont les idées sont globalement plus proches, ont tout fait pour capitaliser l’un comme l’autre autour de leurs divergences, afin de convaincre un maximum de sympathisants.

 

La volonté commune des candidats d’éviter les conflits en direct pour rassembler ensuite rapidement le parti autour du candidat qui sera choisi a finalement permis des échanges très policés.

 

Le positionnement des candidats

 

A mesure que la campagne avance, les postures des uns et des autres se clarifient.

 

Arnaud Montebourg et Manuel Valls sont à la recherche des suffrages des personnes aux avis les plus tranchés.

 

Montebourg prône la démondialisation avec des arguments sortis des plus grandes heures bolchéviques. Il drague clairement l’aile gauche du parti.

 

Valls parle beaucoup de justice, de sécurité et fait de la réduction de la dette un enjeu majeur. Il s’affirme comme le porte-parole de l’aile droite du PS. Parfois, on aurait presque envie de lui demander s’il ne s’est pas trompé de parti et s’il ne voudrait pas rejoindre les rangs de la droite.

 

Tous deux plus modérés, Martine Aubry et François Hollande semblent les plus en mesure de rassembler assez largement. Aubry aura toutefois plus de facilités à trouver une écoute auprès des partis classés très à gauche, tandis qu’Hollande peut espérer convaincre les centristes.

 

Le président du Parti Radical de Gauche, Jean-Michel Baylet, s’il n’a quasiment aucune marge de manœuvre, apporte toutefois une légitimité aux primaires (elles sont celles du Parti Socialiste, mais se veulent ouvertes et pas uniquement réservées aux cadres du PS).

 

Seule Ségolène Royal me semble perdue. Chapeau à celui qui serait capable d’expliquer aujourd’hui son positionnement. Accusée en 2007 d’être trop proche des idées de droite, elle tient aujourd’hui des propos parfois très à gauche. Ses attaques frontales dans les médias contre Aubry et Hollande ces dernières semaines témoignent de sa fébrilité. Pour ceux qui en doutaient encore, Royal étale pour moi en ce moment son incapacité totale à être digne de la fonction présidentielle.

 

Personne sur le fond, Hollande sur la forme

 

Difficile en étudiant le fond des sujets de donner l’avantage à un des  six candidats. Tous ont des projets qui pour l’heure restent très abstraits et font des promesses qui vont coûter une fortune à notre pays, alors que nous ne pouvons absolument pas nous le permettre.

 

Ceux qui adhèrent à l’idéologie socialiste seront plus à même que moi de distribuer les bons points sur les différents sujets.

 

Je concède toutefois un point positif : le souci affiché par Valls et Hollande de se préoccuper du problème de la dette, bien que cela soit en totale contradiction avec certaines de leurs promesses.

 

Sur la forme, Hollande affirme de plus en plus sa posture de présidentiable. Une posture qu’Aubry a du mal à adopter. Cependant, alors qu’Hollande avait selon moi jeudi soir fait bien meilleure impression qu’Aubry, cette dernière a bien renversé la tendance lors de la conclusion. En remettant en perspective l’intérêt des primaires et la richesse des débats plutôt que de résumer sa prestation comme l’ont fait tous ses « rivaux », Aubry a pris une certaine hauteur et s’est posée en chef rassembleur de sa famille politique.

 

Cela n’est qu’une primaire socialiste

 

François Hollande a promis que le choix qui sera fait les 9 et 16 octobre ne sera pas uniquement celui du candidat PS, « ce sera celui du futur Président de la République ». Un discours largement destiné à inciter les citoyens à se déplacer nombreux pour voter.

 

Avec 5 millions de téléspectateurs sur France 2, on ne peut que constater que ces primaires intéressent. Les dirigeants socialises peuvent raisonnablement espérer une mobilisation intéressante qui donnera pus de légitimité à son candidat, même si il est évident que les personnes postées devant leur poste de télévision sont loin de tous se reconnaître dans les valeurs de la gauche.

 

Cependant, après le 16 octobre, une nouvelle phase s’ouvrira. Le candidat désigné par le Parti Socialiste devra faire face à l’ensemble des Français, et en découdre avec des candidats de toutes tendances. Le temps de parole important accordé aux socialistes dans les médias à l’occasion des primaires sera rééquilibré en toute logique par le CSA. On entendra donc davantage des hommes politiques proches du gouvernement s’exprimer.

 

Enfin, rappelons que le candidat désigné par le Parti socialiste ne sera pas forcément le plus rassembleur à l’heure de l’élection. Pour gagner une présidentielle, il faut convaincre au-delà de son camp, donc au-delà des personnes qui participeront aux primaires. En 2007, Ségolène Royal, de loin la plus populaire à gauche, avait largement échoué face à Nicolas Sarkozy, et l’on peut légitimement penser que Strauss-Kahn comme Fabius auraient réalisé de meilleurs scores.

 

Hollande ou Aubry, sauf grosse surprise

 

La situation actuelle ne laisse guère de doute. La victoire dans ces primaires se jouera entre François Hollande et Martine Aubry. Les deux favoris devraient logiquement être départagés au second tour.

 

Pour l’instant, le Président du Conseil Général de Corrèze semble posséder une longueur d’avance sur la Maire de Lille, mais rien n’est gagné, d’autant que l’on sait que les sondages sont parfois trompeurs quant au résultat final.

 

La participation jouera certainement un rôle majeur dans l’issue des votes. L’intervention télévisée de DSK pourrait aussi porter préjudice à Martine Aubry.

 

Tout autre résultat qu’un deuxième tour entre Martine Aubry et François Hollande constituerait en tout cas une véritable surprise !

 

Un petit pronostic

 

Même s’il est toujours dangereux en politique de spéculer sur les résultats d’un vote deux semaines avant celui-ci, je me risque à livrer un pronostic sur le premier tour :

  •  Hollande : 41%
  •  Aubry : 32%
  •  Royal : 11%
  •  Montebourg : 9%
  •  Valls : 5%
  •  Baylet : 2%

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