Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Délégué de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Membre du Conseil d'Administration
du Centre "La Bessannaise"


Membre du Conseil d'Administration
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Membre du Conseil d'Administration
de Maurienne Expansion


Adhérent à Les Républicains


Membre du bureau de l'Association
"T.M Vivre en Vanoise"


Attaché parlementaire d'Emilie Bonnivard,
Députée de la Savoie


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

Téléchargez mon CV

Contactez-moi

Par téléphone : 06 88 46 27 78

Par mail : jeremy.tracq@orange.fr

Par courrier : 345 rue du Capitaine Bulard
                        73300 SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE

Vidéos du moment

Découvrez
Bessans en famille

Découvrez
Bessans entre amis

38e Marathon International de Bessans
7 et 8 janvier 2017

 

Agenda

Bessans
5, 6 et 7 août
Jumelage avec Bessan (Hérault)
à Bessan (Hérault)

Bessans
14, 15 et 16 août
Jumelage avec Bessan (Hérault)
à Bessans (Savoie)

Bessans
Mardi 15 août
Festivités de l'Assomption

 

Albums photos

Bessans

Haute-Maurienne Vanoise

Saint-Jean-de-Maurienne

Savoie

Politique

Sport

Football

OM

Actualité

Insolite

5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 16:31

RTA 2Après de longs mois d’attente, les salariés de l’usine Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne devraient être fixés sur leur sort avant la fin septembre. La crainte d’une fermeture reste largement palpable.


Qu’il faut du cran aux employés de Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne pour tenir le coup et patienter !

 

Depuis des mois, les dirigeants du groupe promettent régulièrement de rendre une décision concernant l’avenir de l’usine. Sans que cela se concrétise…

 

La mobilisation reste donc entière au sein du personnel pour sauver l’usine d’une fermeture. En juillet encore, à l’occasion du départ d’une étape du Tour de France cycliste, ils étaient nombreux à manifester leur mécontentement en bordure de route (avec l’autorisation des organisateurs de l’épreuve).

 

A en croire les différentes parties concernées, une annonce est (enfin) prévue, fin septembre.

Pour l’heure, rien ne semble malheureusement indiquer qu’une solution pour pérenniser le site sera trouvée.

 

Malgré une proposition d’EDF concernant le prix de l’énergie défiant toute concurrence en Europe, RTA affirme que cela ne permettra pas d’assurer une compétitivité suffisante au niveau mondial.

 

Mais au-delà du prix même de l’énergie, d’autres points restent en discussion : la durée du contrat, les volumes d’électricité fournis ou encore la possibilité d’ajuster les prix sur ceux du marché.

 

Beaucoup d’incertitudes qui ne poussent pas à l’optimisme pour les 600 emplois directs et 2 000 emplois indirects concernés.

 

Si la recherche d’un industriel prêt à investir pour maintenir l’usine se poursuit, le fait que RTA souhaite conserver le laboratoire de recherches et de fabrication semble freiner les ardeurs.

 

Que reste-il donc pour sauver l’avenir de Rio Tinto Alcan en France ? On se le demande quand on constate l’impuissance des élus et celle du Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg.

 

Lors de la réception d’une délégation d’élus de Maurienne et de l’intersyndicale de l’usine en juillet, il a promis de faire preuve de fermeté et a affirmé la volonté de l’Etat de conserver la filière aluminium en France, qui représente des milliers d'emplois direct mais aussi des emplois induits dans les secteurs de l’automobile et du transport.

 

Ses propos avaient convaincu les uns, rendu sceptiques les autres.

 

Quelques semaines plus tard, tout le monde attend un signe fort de sa part, qui tarde à venir.

 

Est-ce un aveu d’impuissance de la part de la majorité socialiste ? On peut légitimement le craindre.

 

Et la lecture du blog de François Chemin, député suppléant de la 3e circonscription de la Savoie, agrémente cette hypothèse.

 

Le 5 août, faisant référence à un article du Nouvel Observateur paru le 2 aout 2012, il tente de rassurer sur la mobilisation du Ministre sur le dossier, en ces termes :

 

" Après notre récente rencontre avec le Ministre, certains se sentaient obligés de dire leurs doutes dans la presse. Il est vrai que le Ministre est resté très discret, trop peut-être. Il faut dire également que pour ne rien arranger, Libé titrait le jour même: "A quoi sert Montebourg ?", permettant à tous les frustrés de Facebook de répondre: "à rien !".

 

Le Nouvel Obs de cette semaine nous en dit un peu plus : "De leur côté, les visiteurs du soir au ministère du redressement productif, Jean-Louis Beffa (ex-Saint Gobain), Louis Gallois (ex-EADS), Louis Schweitzer (ex-Renault), gardent leur confiance à leur poulain. L'un d'eux affirme qu'il a déjà appris de l'épisode Peugeot. "C'est normal de faire des erreurs au début, s'excuse-t-il, mais regardez les dossiers ArcelorMittal et Rio Tinto: il y travaille d'arrache-pied et on ne l'entend pas. Il a compris que le monde industriel requérait de la discrétion."  Quelques mots qui nous permettent d'être certains que le Ministre pense à la Maurienne. "

 

S’il lui suffit de quelques mots lancés par un proche du Ministre dans un journal pour le rassurer et lui permettre de dire à ses administrés « dormez en paix, tout va très bien, tout est sous contrôle », c’est son choix.

 

Mais plus que de se satisfaire des mots, il serait tant de passer au concret, aux actes tant de fois promis ces derniers mois. Ils se font attendre…

 

La députée Béatrice Santais elle-même a admis que si le gouvernement entendait bien légiférer sur les conditions de reprise des entreprises, « nous ne pouvons pas attendre, le sort de l’usine savoyarde sera joué d’ici là » (Le Dauphiné Libéré, 19 juillet 2012).

 

Force est de constater que nous sommes aujourd’hui très loin des belles promesses de campagne des uns et des autres.

« Toute délocalisation sera évitée », « nous allons faire la guerre à la finance », « nous allons régler le dossier Rio Tinto Alcan dès l’été 2012 », « le dossier Rio Tinto Alcan sera traité par une loi concernant les reprises d’entreprises souhaitant délocaliser »… sont autant de formules qui ont disparu des discours des élus de gauche.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, je ne suis aucunement en train de jeter la pierre au gouvernement socialiste sur le fait qu’il n’ait pas trouvé de solution. Le précédent gouvernement de droite s’est lui aussi cassé les dents sur ce dossier épineux, malgré une grande volonté d’action et la mobilisation des élus locaux.

 

Je constate juste que beaucoup d’annonces et de promesses ont été formulées hâtivement.

 

Si Arnaud Montebourg venait à trouver une solution positive et viable dans les prochains jours, je ne manquerai pas de faire un « mea culpa » et de le signaler. Je souhaite vivement cette issue, pour le bien de la vallée de la Maurienne et de ses habitants.

 

Mais en cas d’échec, il ne restera plus alors qu’à rappeler le vieil adage qui dit que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

Partager cet article

Repost 0
Published by Jérémy TRACQ - dans Saint-Jean-de-Maurienne
commenter cet article

commentaires