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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Administrateur de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Administrateur
du Centre "La Bessannaise"


Administrateur
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Adhérent à Les Républicains

 

Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 23:06

Podium-final---Tour-de-France-2011.jpgPlusieurs fois sur le podium mais jamais sur la plus haute marche, l’Australien Cadel Evans (BMC) est enfin parvenu à remporter le Tour de France cycliste. A 34 ans, Evans s’impose devant les frères Andy et Fränk Schleck (Leopard Trek). L’apogée d’une grande carrière…


 

Dans sa longue et riche histoire cycliste, Cadel Evans avait à peu près tout connu. Spécialiste du VTT puis sacré Champion du Monde sur route en 2009, il ne lui manquait plus que d’inscrire son nom au palmarès d’un grand Tour pour entrer définitivement dans la légende du vélo.

 

Challenger annoncé d’Alberto Contador (Saxo Bank) en 2010, Evans avait perdu tout espoir d’arriver en jaune à Paris lors de la grande étape alpestre entre Morzine et Saint-Jean-de-Maurienne. Les images de lui en larmes dans la capitale mauriennaise semblaient sonner le glas de ses espoirs de triomphe sur la Grande Boucle.

 

C’était sans compter sur la détermination sans failles de ce coureur aussi talentueux que fin stratège. Alors que beaucoup s’attendaient à un duel entre Contador et les frères Schleck cette année encore, Evans a déjoué les pronostics au terme de trois semaines de course parfaitement maîtrisées.

 

L’Australien a d’abord su éviter les pièges qui peuvent compromettre la victoire d’une grande course à étapes. Bien placé aux avant-postes lors des diverses cassures dans le peloton, jamais entraîné dans les chutes pourtant nombreuses, Evans a atteint les Pyrénées sans encombres.

 

Il a ensuite profité du marquage entre les principaux protagonistes sur les pentes de Luz-Ardiden et du Plateau de Beille. Contador, à la peine, tentait (déjà) de résister aux assauts d’Andy Schleck, sur la retenue au vu des difficultés de son aîné à suivre le rythme dans les derniers kilomètres.

 

Et pendant ce temps, Evans restait dans l’ombre médiatique d’un Thomas Voeckler (Europcar) épatant et laissant le public français se prendre à rêver d’un authentique exploit.

 

Dans les Alpes, Evans commença à pointer le bout de son nez. Il faut être clair, c’est bien grâce à lui si le Tour n’a pas été plié après la formidable échappée d’Andy Schleck. Sur les pentes du Galibier, il a mené le train seul pour limiter les écarts, les autres se contentant de rester dans son sillage, à l’exception de Contador, définitivement en perdition.

 

Après une dernière étape de montagne bien maîtrisée entre Modane et l’Alpe d’Huez, Evans n’eût plus qu’à conclure en rattrapant les 57’’ de retard sur le cadet des Schleck lors du contre-la-montre de Grenoble. Une formalité pour lui tant il existe un monde d’écart entre Andy et Cadel dans l’effort solitaire.

 

Andy Schleck pourra regretter très longtemps de ne pas avoir davantage tenté de décrocher ses adversaires dès les Pyrénées. Son association avec son frère devait être décisive pour la victoire finale, je suis aujourd’hui convaincu qu’elle a desservi Andy plus qu’elle ne lui a été utile.

 

Certains diront qu’Evans est un coureur qui manque de panache, qui se contente de « sucer la roue ». A ceux-là, il faut répondre que s’il n’est pas le plus offensif, il sait prendre ses responsabilités lorsque cela s’avère nécessaire. Il fait surtout preuve d’une intelligence de course hors du commun. C’est sûrement cela qui a fait la différence dans cette 98ème édition fort réussie et que l’on peut espérer « propre ».

 

Pour Thomas Voeckler, finalement 4ème à Paris, l’exploit n’est pas passé très loin. Dix jours en jaune, régulièrement à la bagarre avec les meilleurs dans les cols les plus difficiles, il ne lui a manqué qu’un peu plus de jus et surtout de ne pas cherché à recoller à Schleck et Contador dans le Galibier pour jouer la victoire finale et accrocher le podium. Son Tour de France reste toutefois très réussi, de même que celui de son coéquipier Pierre Rolland.

 

La France semblait se diriger vers un zéro pointé en termes de victoires d’étapes. Mais c’était sans compter sur le panache de Rolland dans les 21 lacets de l’Alpe d’Huez. Après être revenu sur Contador en compagnie de Samuel Sanchez (Euskaltel), il s’est payé le luxe de déposer les deux Espagnols dans le final pour s’imposer en solitaire. Rolland fait même coup double en endossant le maillot blanc de meilleur jeune. A 24 ans, l’avenir est devant lui et nous avons peut-être trouvé un potentiel successeur à Bernard Hinault, dernier vainqueur français sur la Grande Boucle.

 

Si Samuel Sanchez, eût égard à son panache dans les Pyrénées, fait un beau maillot à pois, je suis en revanche fort déçu que le maillot vert soit revenu à Mark Cavendish (HTC). Certes, il est de loin le meilleur sprinteur du monde comme ses vingt victoires en 4 ans sur les routes de France l’attestent. Mais un maillot vert digne de ce nom doit être capable de limiter les dégâts en montagne.

Au sommet du Galibier, s’il n’était pas arrivé dans un groupe de plus de 70 coureurs, le Britannique aurait été éliminé (hors-délais pour plus de deux minutes). L’ensemble des coureurs a été repêché, c’est presque logique. Seulement Cavendish n’a été sanctionné que de 20 points pour le classement du maillot vert.

Ne devrait-on pas durcir la règle en privant tout coureur hors-délais et repêché de pouvoir porter un maillot distinctif sur les Champs-Elysées ?

 

 

Classement final du Tour de France 2011


1 – Cadel Evans (BMC) en 86h 12’ 22’’

2 – Andy Schleck (Leopard Trek) à 1’34’’

3 – Fränk Schleck (Leopard Trek) à 2’30’’

4 – Thomas Voeckler (Europcar) à 3’20’’

5 – Alberto Contador (Saxo Bank) à 3’57’’

 

 

Vainqueurs des classements


Maillot jaune : Cadel Evans (BMC)

Maillot vert : Mark Cavendish (HTC)

Maillot à pois : Samuel Sanchez (Euskaltel)

Maillot blanc : Pierre Rolland (Europcar)

Classement par équipes : Team Garmin - Cervelo

 

 

Au fil des étapes, vous avez été nombreux à répondre au sondage sur le blog pour désigner le vainqueur du Tour. 23% d'entre vous avaient pronostiqué une victoire de Cadel Evans. 31% ont cru en Thomas Voeckler, ils n'étaient pas si loin de la vérité.

 

 

Les temps fort du Tour de France 2011

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