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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Administrateur de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Administrateur
du Centre "La Bessannaise"


Administrateur
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Adhérent à Les Républicains

 

Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:09

Triple A - France

La nouvelle avait fait grand bruit : le vendredi 13 janvier, l’agence de notation financière Standard and Poor’s confirmait les rumeurs persistantes en dégradant la note de la France de AAA à AA+. Trois semaines plus tard, on constate que rien n’a réellement changé.


Immédiatement après l’annonce, tous les leaders politiques y sont allés de leur réaction. Certaines sont affligeantes de bêtise, d’autres souffrent d‘un terrible manque de crédibilité.


A gauche, comme si la perte du triple A était finalement une bonne nouvelle pour taper sur les adversaires politiques, beaucoup se sont laissés aller une fois de plus à ce qu’on a coutume d’appeler « l’anti-sarkozysme primaire ».


François Hollande, Martine Aubry, Benoît Hamon et bien d’autres socialistes n’ont pas hésité à rejeter toutes les responsabilités sous le quinquennat Sarkozy et sur les décisions de son gouvernement. La première secrétaire du parti a même affirmé que Sarkozy resterait « le Président qui a perdu le Triple A ».


Aurait-elle oublié qu’elle est « la mère des 35 heures », la mesure la plus absurde de ces dernières décennies pour l’économie française ?


Que de démagogie ! Comment peut-on tenter de faire croire aux Français que la crise de la dette actuelle n’est le résultat que des cinq dernières années de gestion ?


Il faut être honnête et reconnaître que la fuite en avant dans les dépenses existe depuis bien longtemps, plus précisément depuis 1981 et l’élection de François Mitterrand… avec des gouvernements de droite comme de gauche.


Le dernier budget était le premier depuis 30 ans à être voté avec une baisse des dépenses !


Plus à gauche, nos politiques semblaient eux aussi baigner dans une certaine euphorie.


Mélenchon et consorts brandissent une fois encore l’étendard d’une grande révolution face à ceux qu’ils aiment appeler de manière très impersonnelle « le grand capital financier ».


A droite, les réactions à la dégradation de la note française ne sont pas très convaincantes non plus.


Et pour cause : il y a quelques semaines, la majorité, Nicolas Sarkozy et François Baroin, le Ministre de l’Economie, en tête, faisaient de la préservation du Triple A une priorité absolue et de son éventuelle perte une catastrophe de grande ampleur.


Comment faire admettre aux Français, maintenant que le Triple A est perdu, que ceci n’a en réalité pas de grande importance ?


J’ai toujours été convaincu par les discours des analystes affirmant que perdre le Triple A pour se retrouver en AA+ n’était pas un désastre insurmontable. D’autant plus si plusieurs pays voyaient leur note dégradée en même temps.


Les conséquences aujourd’hui sont absolument insignifiantes. Malgré la décision de  Standard and Poor's, deux autres agences (Moody's et Fitch) ont confirmé la note Triple A de la France. Et les premiers emprunts levés l’ont été à un taux extrêmement faible, contrairement aux risques annoncés.


Clairement, le gouvernement a tenté un coup de communication en fin d’année 2011 en diabolisant une perte du Triple A. Il pensait parvenir à le préserver et en faire ainsi un argument fort en vue des prochaines échéances électorales. De ce point de vue, c’est raté !


Finalement, dans ce grand cirque politique au sein duquel Marine Le Pen continue à marteler son absurde discours anti-européen (dont on verra en mai s’il a trouvé échos auprès des électeurs), force est de reconnaitre que les propos les plus cohérents ont été ceux de François Bayrou. Le leader du Modem n’a pas hésité à « renvoyer dans les cordes » ceux qui affirmaient leur optimisme pour le Triple A peu de temps auparavant.


Mais il a tourné le dos à la facilité de remettre toutes les fautes sur Nicolas Sarkozy en reconnaissant que la situation actuelle était le résultat de très nombreuses années de mauvaise gestion des dépenses publiques (y compris lorsqu’il était au gouvernement).


Bayrou ne voit pas dans cette dégradation financière un fait bouleversant tout. Et on ne peut que lui donner raison. Il lui reste désormais à proposer pendant sa campagne des solutions concrètes et crédibles pour réduire le déficit public.


Mais avec cette position de bon sens, pas étonnant que son discours passe de mieux en mieux auprès des citoyens.


Pour finir, il n’est pas inutile de rappeler que dans ce contexte économique extrêmement tendu, Nicolas Sarkozy et son équipe ont su jusque là faire face avec beaucoup de sérieux et de détermination. Preuve en est : la France s’en tire bien mieux que de nombreux pays européens, et plusieurs dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel, ont salué à plusieurs reprises le travail accompli par la France.

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