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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
de Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Délégué de l'Office de Tourisme
de Haute-Maurienne Vanoise


Vice-président de l'association du
Marathon International de Bessans


Membre du Conseil d'Administration
du Centre "La Bessannaise"


Membre du Conseil d'Administration
de la Mission Locale Jeunes de Maurienne


Membre du Conseil d'Administration
de Maurienne Expansion


Adhérent à Les Républicains


Membre du bureau de l'Association
"T.M Vivre en Vanoise"


Attaché parlementaire d'Emilie Bonnivard,
Députée de la Savoie


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 19:36

Loup-Albiez---septembre-2013.JPGPar autorisation préfectorale, un loup a été abattu fin septembre en Maurienne sur la commune de Montricher-Albanne. Ce tir de prélèvement s’inscrit dans le cadre du Plan loup en vigueur depuis mai 2013. Un des arrêtés fixe à 24 le nombre maximum de loups pouvant être tués pour la période 2013-2014, dans un périmètre défini (qui a été élargi par rapport au Plan loup précédent). Nous en sommes pour l’instant seulement à 5…


A la lumière de cette information, on peut s’interroger sur le réel impact de ce prélèvement ponctuel. Je dirais qu’il est pratiquement nul. Certes, cela fait un prédateur en moins dans un secteur où l’on a considéré que les éleveurs ont été durement touchés par les attaques. Mais pour autant, rien n’est résolu.


Même si le quota de 24 loups tués en 2013-2014 était atteint, ce dont je doute fortement quand on sait qu’entre 2008 et 2012 seuls 7 loups ont été tués, les attaques se poursuivraient et se multiplieraient, et pour cause : selon un comptage de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) en 2012, il y a aujourd’hui en France environ 250 loups, essentiellement concentrés dans les Alpes. Et l’animal se reproduit à grande vitesse (+20% chaque année).


Quand on sait qu’à une époque, le loup avait pratiquement disparu en France, éradiqué pour le tord qu’il causait à une économie beaucoup plus dépendante de l’élevage (les riches notables des milieux urbains dégageaient alors des profits du travail des éleveurs), la question de son retour ou de sa réintroduction est bien sûr posée.


Sans nier le fait que le loup ait pu franchir la frontière italienne (en 1987, un premier loup tué depuis 1954 a été identifié comme venant d’Italie), il est indéniable qu’à l’époque de son retour avéré, plusieurs lobbies écologistes avaient fait de la réintroduction du loup dans les montagnes françaises un véritable cheval de bataille.

Le fait qu’ils aient mis leurs aspirations en pratique en réintroduisant clandestinement des loups est donc une hypothèse censée, défendue par de nombreux protagonistes.


Toujours est-il qu’aujourd’hui, le loup est là, prolifère, gagne du terrain, cause des dommages importants aux éleveurs. Et les mesures proposées ne sont pas du tout adaptées à la réalité de la situation.

 

Certaines associations écologistes ont récemment relativisé la responsabilité des loups dans les pertes ovines. Bien entendu, diverses causes de mort chez les ovins existent, notamment chez les agneaux.

Mais cela ne doit pas pour autant faire ignorer la multiplication très dommageable des attaques de troupeaux.

Au niveau national, la globalité de ces attaques représente pour le contribuable des sommes conséquentes, chaque bête tuée par un loup donnant droit à dédommagement pour l’éleveur dès lors qu’il remplit les conditions de protection de son troupeau.


L’hypothèse des chiens errants qui seraient responsable de tous ces dégâts a vécu. Il serait malhonnête de nier que certaines attaques, très minoritaires toutefois, peuvent être le fait de chiens errants. Mais alors qu’il y a 15 ans, certains ne voulaient pas croire à la présence du loup, plus personne ne la remet en cause aujourd’hui, des photos et des vidéos ayant apporté des preuves irréfutables.


Les dégâts que sème aujourd’hui le loup dans nos montagnes ne peuvent plus durer. Les éleveurs sont sans cesse sur la brèche, même en multipliant les mesures pour protéger les troupeaux. Chiens de protection, barbelés, éleveurs présents au maximum auprès de leurs troupeaux (y compris la nuit) n’empêchent pas les attaques de prédateurs.


Et agriculture et tourisme, qui pourtant sont des atouts complémentaires pour nos régions, finissent par s’opposer en raison des attaques dont sont victimes les randonneurs de la part des chiens de protection.


Il faut donc agir vraiment et au-delà des "mesurettes" destinées uniquement à atténuer l’exaspération des éleveurs.


Le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a marqué une volonté d’avancer en admettant en septembre que les moyens donnés pour mettre efficacement à exécution le Plan loup étaient insuffisantes.

Il a affirmé sa volonté, en accord avec le Ministre de l’Ecologie Philippe Martin, de donner les moyens d’atteindre les quotas, en autorisant de chasser le loup lors de battues au gibier, en permettant aux chasseurs formés d’abattre plusieurs bêtes, et en créant une cellule dédiée au loup au sein de l’ONCFS.


L’autorisation de tuer lors de battues au gibier a fait l’objet d’attaques en justice de la part d’associations de protection de la nature, qui pour l’heure ont obtenu gain de cause.


Il convient donc de ne pas relâcher la pression pour enfin obtenir de réelles avancées et aller encore plus loin :

  • que la chasse au loup soit effectivement autorisée lors de battues au gibier.
  • que les chasseurs soient formés pour abattre efficacement les loups dans les zones spécifiées lorsque l’autorisation est donnée.
  • que les quotas soient atteints et sensiblement augmentés.
  • que les élus des zones de montagne, mobilisés, parviennent à un consensus au niveau européen afin que le problème du loup soit repensé en profondeur.

Car malgré les fantasmes véhiculés ici et là, il ne faut pas croire qu’il n’y a qu’en France que le loup pose problème. On vante souvent les capacités de deux de nos pays voisins à s’adapter à sa présence : l’Italie et l’Espagne.

Mais n’oublions pas deux différences majeures que mentionne assez justement Jean-Marc Moriceau, spécialiste du loup auteur de plusieurs ouvrages sur l’animal :

  • En Italie, où il y a trois fois plus de loups qu’en France, l’élevage laitier est largement majoritaire. Les troupeaux sont donc en général rentrés le soir, ce qui n’est pas envisageable en France. Dans le Piémont, les personnes vivant de l’activité pastorale sont confrontées à des problèmes similaires à la France et sont tout autant exaspérés.
  • En Espagne, on compte près de 3 000 loups, mais la grogne est forte et un abattage important est réalisé dans certaines provinces, le pays ayant ratifié la convention de Berne en prenant soin d’y intégrer un statut dérogatoire.

Cette fameuse convention de Berne justement, parlons-en. Signée par la France en 1992, elle a fait passer le loup du statut "d’ennemi public n°1" à celui d’espèce protégée. Les écologistes n’ont depuis de cesse de rappeler son existence. Récemment, l’association Ferus, qui agit pour la protection du loup, a affirmé son intention "de porter plainte contre les tueurs de loups en bandes organisées et d’exercer systématiquement des recours contre les arrêtés félons autorisant les tirs de prélèvement et de défense".


Précisons que ces arrêtés ne sont absolument pas "félons", la convention de Berne ne donnant pas au loup une protection à 100%. Il est possible d’y déroger dès lors que des dommages importants sont constatés sur les cultures et l’élevage malgré les mesures de protection prises. Il faut cependant que la survie de l’espèce ne soit pas remise en cause.


A mon sens, il y a aujourd’hui urgence à trouver un consensus au niveau européen pour dénoncer et revoir la convention de Berne, qui n’est absolument pas en adéquation avec la réalité de l’activité pastorale.


Je ne suis pas opposé au loup juste pour le plaisir de voir une espèce tuée. Bien entendu, les loups comme d'autres animaux peuvent avoir un côté fascinant.


Simplement, je constate qu’il constitue un véritable problème puisqu’il met en péril tout un pan de notre activité économique, en l’occurrence le pastoralisme, dont la Savoie et d’autres départements ont éminemment besoin.


Plusieurs solutions ont déjà été évoquées, mais leur réalisme laisse perplexe :

  • une meilleure protection des troupeaux retarde les attaques, sans les empêcher.
  • faire garder les troupeaux par des bergers 24h/24 n’est pas tenable, notamment d’un point de vue économique. Et chacun comprendra qu’il n’est pas vivable pour les éleveurs de dormir continuellement sous des tentes auprès de leurs bêtes.
  • capturer les prédateurs semble quasi impossible et ne nous dira pas où les emmener.

Alors, comme l’affirmait Hervé Gaymard dont je me fais encore une fois l’écho à ce sujet "entre le loup et l’homme, je choisirai toujours l’homme et entre le loup et l’agneau, je choisirai toujours l’agneau".


Pour poursuivre sur Hervé Gaymard, lorsqu’il était Ministre de l’Agriculture, sa tête avait été mise à prix par les écologistes car il avait déclaré : "A titre personnel, ma position sur les loups, c’est de tous les tuer".


Mais je vois que les écologistes ne s’en prennent pas qu’aux personnes exerçant de hautes fonctions.


Récemment, les propos que j’ai tenus sur le loup m’ont valu des attaques violentes sur les réseaux sociaux de la part de défenseurs du loup convaincus de détenir la vérité, d’être les seuls à se soucier de la nature et incapables d’admettre que l’on puisse penser différemment d’eux.


J’ai pris des positions contre le loup au nom de convictions et non pas d’idées électoralistes comme certains ont voulu le faire croire (un récent sondage montre que 80% des Français sont favorables au loup, une vision électoraliste aurait donc du m’amener à aller dans ce sens).


Je m’engage sur un sujet important au niveau local, qui concerne notamment le territoire où je suis né et où je suis conseiller municipal, là où beaucoup d’élus préfèrent aller dans le sens du vent ou plutôt ne pas s’avancer en attendant que ça se passe.

 

Cependant, je suis prêt à entendre des arguments contraires, dès lors qu’ils sont étayés en des termes respectueux.


Mais cela ne fait visiblement pas partie des manières de faire de ces personnes coutumières des attaques personnelles, qui considèrent que l’on se décrédibilise dès lors que l’on n’a pas les mêmes idées qu’eux.


J’ai donc eu droit pêle-mêle à des qualificatifs tels que "trou du cul", "personnage absurde", "arriéré comme de nombreux Mauriennais", "personne aux dents longues et aux idées arrêtées", tandis que d’autres souhaitaient que "je me fasse tirer dessus" ou que "je marche dans un piège à loup".


Autant de paroles qui prouvent encore une fois le sectarisme et l’absence de capacité d’écoute de la part de ces écologistes extrémistes qui, s’ils ne représentent (fort heureusement) qu’une faible part de la population, font tout pour imposer leurs principes et nouer les alliances leur permettant d’exercer des responsabilités sans pourtant n’avoir aucune légitimité populaire.


Mais ce qui est le plus inacceptable est certainement les propos trop souvent tenus à l’encontre des éleveurs, pointés du doigt comme "n’aimant pas la nature", "ne pensant qu’à l’argent", "étant trop fainéant pour faire leur travail correctement".

Quand on sait le travail que représente aujourd’hui celui des éleveurs, tant au niveau physique qu’administratif, il est insultant pour eux d'entendre les propos proférés par des personnes qui n’auraient pour la plupart pas le courage d’assurer le tiers de travail que représente une exploitation.


Rappel : Lors de la réunion cantonale de Rozenn Hars du 19 septembre 2013 à Lanslebourg, Michel Dantin, Député européen, expliquait qu’il serait difficile d’obtenir de réelles avancées "tant que le loup ne sera pas en forêt de Fontainebleau". Eh bien le loup pourrait bien atteindre Paris plus vite que prévu. Des attaques ont été constatées il y a une dizaine de jours à 200 km de la capitale, dans l’Aube et la Haute-Marne. Peut-être qu’alors, le dossier "loup" prendrait une toute autre tournure…

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Published by Jérémy TRACQ
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commentaires

Jacques PETRE 23/10/2013 17:58

J'ai déjà écrit un commentaire sur le sujet mais je veux redire que, pour moi, la seule condition réaliste est de tuer TOUS les loups dont nous n'avons que faire et qui ne sont que des "nuisibles",
n'en déplaise aux "pseudo-écolo" qui n'ont d'écologistes que le nom!

JP

Jérémy TRACQ 23/10/2013 23:31



Bonsoir,


Merci pour votre commentaire.


D'accord avec vous, particulièrement sur la fin de votre propos concernant ces personnes sectaires et irrespectueuses...



Busseuil 23/10/2013 04:40

Excellent document de synthèse que je partage totalement.

Jérémy TRACQ 23/10/2013 11:18



Merci pour votre commentaire... En espérant que davantage de personnes s'engagent véritablement pour faire avances les choses.


Cordialement