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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Vice-président de
la Communauté de Communes
Haute-Maurienne Vanoise



Conseiller départemental suppléant
du canton de Modane


Membre du bureau du
Syndicat du Pays de Maurienne



Président de la
Mission Locale Jeunes Pays de Maurienne



Vice-président
du Centre "La Bessannaise"



Adhérent à Les Républicains


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré


 

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Par téléphone : 06 89 49 12 24

Par mail : jeremy.tracq@orange.fr

Par courrier : Rue du petit Saint Jean
                     73480 BESSANS

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 15:59

pn-vanoiseLe projet de Charte du Parc National de la Vanoise a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Les communes concernées ont exprimé massivement leurs réserves ou leur rejet. Afin que cela dépasse le cadre des conseils municipaux,  une association de défense des usagers du Parc a été lancée le 16 novembre dernier.


L’objectif de l’association « Tarentaise – Maurienne, vivre avec le Parc de la Vanoise », créée à l’initiative de Didier Manoury, Louisette Polycarpe et Michel Gros, est de fédérer l’ensemble des réticences exprimées sur le projet de charte actuel, en Maurienne et en Tarentaise.


Lorsque j’ai eu contact avec Didier Manoury au mois d’octobre, ayant porté un fort intérêt à l’évolution du dossier « charte du PNV », ce projet d’association a immédiatement retenu mon attention.


Il me semble en effet que c’est bien dans ce type d’union rassemblant les élus locaux mais englobant un cadre plus large que réside la bonne solution pour « peser » sur les administrations.


La volonté de mettre en lumière les nombreux passages de la charte posant souci et de remettre en cause la méthode « technocratique » utilisée pour la rédaction du projet me semble louable.


J’ai moi-même eu déjà l’occasion de relever des points du projet ne permettant pas aujourd’hui aux communes de se prononcer favorablement. Vous pouvez les retrouver dans l’article « Charte du Parc National de la Vanoise : vers un rejet massif ? ».


Il ne s’agit pas de pratiquer une opposition systématique, de s’astreindre au blocage de toutes les discussions, mais bien d’agir pour faire entendre le rejet du projet actuel et la nécessité d’y apporter des modifications et des évolutions en profondeur.


Lors de l’assemblée générale constitutive organisée à Termignon, plus de cinquante personnes étaient présentes. Didier Manoury a été élu président et un conseil d’administration a été mis en place afin que l’association puisse œuvrer très rapidement pour éviter que le projet ne soit pas adopté « en force », même en cas de refus au niveau local.


Un voyage prévu de longue date ne m’a pas permis d’être présent, mais j’ai bien entendu décidé d’apporter mon entier soutien à cette association en y adhérant.


Adhérer à l’association « T.M Vivre en Vanoise », c’est se positionner dans la défense des intérêts locaux plutôt que ceux des grandes organisations écologistes qui ne voient la réalité du Parc que de leurs lointains bureaux, avec des postures avant tout idéologiques.


A cet effet, j’en profite pour souligner que le message (dont l’essentiel est contenu dans l’article  « Charte du Parc National de la Vanoise : quand les élus écologistes s’en mêlent… ») que j’avais adressé à Madame Claude Comet, Conseillère Régionale Rhône-Alpes d’Europe Ecologie Les Verts, suite à son article intitulé « Parc de la Vanoise : la montagne ou les stations de ski, les élus ont choisi » , est à ce jour resté sans réponse. De là à croire qu’il y a là une volonté d’éviter de débattre avec les personnes réticentes au projet vivant sur le terrain, il n’y a qu’un pas…

 

 Téléchargez le bulletin d'adhésion à "T.M Vivre en Vanoise"

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:17

11-novembre-2012.jpgLa cérémonie du 11 novembre s’est déroulée en fin de matinée, après la messe dominicale, devant le Monument aux Morts.

 

Les chantres ont ouvert la commémoration par le « De Profundis ».

 

Monique Robert, Maire-adjointe, ainsi que des enfants de l’école, ont ensuite procédé à la lecture des messages officiels.

 

La liste des Bessanais « morts pour la France » a été rappelée. Comme à l’accoutumée, les pompiers volontaires étaient présents pour cette cérémonie, conclue par un dépôt de gerbes et une minute de silence.

 

Félix Personnaz a été décoré par le nouveau président de la section des anciens combattants du village, Germain Grosset, en reconnaissance à ses 25 ans de dévouement au monde des anciens combattants.

 

L’apéritif a été offert par la Commune dans la salle verte de la mairie.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 12:53

Ligue-Cancer---novembre-2012--17-.JPGLes deux ventes de gâteaux organisées jeudi et samedi en Haute-Maurienne au profit de la Ligue Contre le Cancer ont permis de recueillir de belles sommes.


Jeudi à Lanslebourg, 1 000 euros ont été collectés par les bénévoles à la sortie de la messe de Toussaint.


Hier, des volontaires étaient installés dès 10 heures du matin devant la boulangerie de Bessans. De nombreuses personnes avaient cuisiné tartes et gâteaux.


Deux heures plus tard, tout avait été vendu et certains sont même arrivés trop tard pour repartir avec des pâtisseries.


La vente de gâteaux et les nombreux dons ont rapporté 677,10  euros.


Toutes les recettes seront reversées à la Ligue par l‘intermédiaire du Docteur Evroux, responsable du secteur Maurienne.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:48

Dans un courrier adressé le 5 juillet 2012 à Hervé Gaymard, Président du Conseil général de la Savoie, et Rozenn Hars, Conseillère générale du canton de Lanslebourg Mont-Cenis, j’attirais l’attention du Département sur l’état des routes de Haute-Maurienne au début de la période touristique estivale.


De nombreux travaux avaient été lancés et plusieurs tronçons étaient recouverts d’une épaisse couche de graviers, rendant la circulation des véhicules motorisés difficile et la pratique du vélo presque impossible.


Cela me semblait être en totale contradiction avec la volonté affichée d’accueillir une clientèle touristique importante, notamment des motards et des cyclotouristes.


En conclusion, j’alertais sur le fait que « cette situation, si elle venait à perdurer, pourrait à terme être préjudiciable, principalement pour nos commerçants et nos hébergeurs, et plus largement pour l’ensemble de l’activité économique ».


J’émettais le souhait « que d’autres options puissent être envisagées dans les années à venir, en concertation avec les acteurs du territoire ».


Des réponses me sont parvenues.


La première, très rapidement, fut celle de Rozenn Hars. Elle m’a indiqué que de nombreux élus départementaux s’interrogeaient sur les méthodes et les périodes choisies pour l’entretien de la voirie départementale.


Elle me précisait également que « Le Territoire de Développement Local (TDL) de Maurienne y a été sensibilisé, notamment du fait du positionnement affiché de la Maurienne en faveur du cyclotourisme et du cyclisme ».


Elle m’a enfin affirmé sa volonté de mettre en œuvre des actions dès l’année 2013 (dont elle me tiendra informé) pour améliorer les pratiques sur cette question.


Auguste Picollet, Vice-président délégué aux routes, m’a apporté sa réponse quelques semaines plus tard au nom d’Hervé Gaymard.


Réaffirmant l’excellent rapport qualité/coûts apporté par la technique d’enduits superficiels pour la réfection des voiries, il a admis l’aspect pénalisant pour les usagers.


Il m’a ensuite exposé les mesures prises pour limiter les impacts de ces travaux :

 

  • privilégier la réalisation d’itinéraires plutôt que des tronçons disséminés.
  • tenir compte des contraintes locales (manifestations sportives et animations des stations), grâce à une concertation avec le comité des stations, le syndicat des pays, les offices de tourisme et les associations de cyclistes.
  • faire le maximum pour réaliser la majeure partie des travaux durant l‘avant saison et éviter ainsi la pleine période touristique.

 

S’il est vrai que les conditions météorologiques du printemps n’ont pas permis aux services départementaux d’anticiper autant que souhaité en 2012, le constat reste que la Haute-Maurienne a une nouvelle fois débuté l’été avec des routes dans un état indigne d’un territoire à vocation touristique.


Il est donc souhaitable que les élus de la vallée continuent à suivre de très près ce dossier afin que de réelles améliorations soient possibles dès l’été 2013.


Une réunion devrait être programmée dans le courant du mois de décembre, à l’initiative de Rozenn Hars, pour évoquer avec les élus de Haute-Maurienne la viabilité hivernale et les travaux estivaux sur les routes.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 20:07

Neige à Bessans - J.Tracq (6)Les habitants de Bessans se sont réveillés dimanche face à un paysage hivernal. Pendant la nuit, près de 40 centimètres de neige fraîche ont recouvert le village.

 

Beaucoup n’attendaient pas une telle couche aussi tôt et ont été pris de cours. Il a donc fallu s’organiser pour ressortir les vêtements chauds, déneiger, changer les pneus des véhicules et ranger le matériel resté éventuellement en extérieur.

 

Les agriculteurs ont également connu une journée chargée, de nombreuses bêtes étant encore dans les prés en cette fin de mois d’octobre.

 

Heureusement, la neige n’a pas seulement causé du souci, elle a aussi ravi ceux qui attendaient déjà avec impatience que tombe « l’or blanc ». Bien que l’ouverture officielle du domaine nordique ne soit prévue que le 17 novembre, certains n’ont pas hésité à chausser skis et raquettes et à se faire plaisir sur le plateau du Carreley avant l’heure.

 

Tel ce couple de vacanciers venu passer les vacances de Toussaint en montagne : « Nous étions là pour profiter des promenades automnales, mais finalement c’est une bonne surprise. Nous avons sorti les raquettes dès ce matin et nous sommes partis en forêt ».

 

D’autres, de passage à Bessans pour acheter leur forfait de ski en prévente, semblaient également trépigner d’impatience : « Normalement, lorsque nous venons prendre nos forfaits avant la saison, le plateau nordique n’est pas encore enneigé alors la tentation est moins forte. Là, on a déjà hâte de revenir et de mettre les skis aux pieds » témoigne cet habitué du ski nordique à Bessans.

 

Avec les fraiches températures annoncées ces prochains jours, on ne devrait pas revoir de verdure tout de suite. D’autant qu’ hier en fin de journée, la neige continuait à tomber sur le petit village haut-mauriennais.

 

Visionnez l'album de la première chute de neige 2012-2013

Neige à Bessans - J.Tracq (3)

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 10:32

Ligue-cancer.jpgDes  ventes de gâteaux au profit de la Ligue Nationale Contre le Cancer auront lieu prochainement en Haute-Maurienne.


Un stand sera installé le jeudi 1er novembre à Lanslebourg devant l’église à la sortie de la messe. A Bessans, la vente se déroulera le samedi 3 novembre à partir de 10h devant la boulangerie.


De nombreux volontaires se mobilisent pour cette opération visant à récolter des fonds pour la recherche contre le cancer, une maladie qui touche chaque année près de 400 000 nouvelles personnes en France.


Toutes celles et tous ceux qui désirent participer sont invités à cuisiner tartes et gâteaux. Le dépôt pour la vente se fera sur place le jour même.


Les recettes seront reversées à la Ligue par l’intermédiaire du Docteur Evroux, Responsable du secteur Maurienne.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:52

LGO-2013---Les-Aventuriers.jpgL’Office de Tourisme de Haute-Maurienne Vanoise propose jeudi 25 octobre à 20h30 à l’auditorium Laurent Gerra de Lanslebourg la diffusion du film « Les aventuriers de La Grande Odyssée ».


Ce documentaire de 28 minutes réalisé par Gauthier Baille retrace les moments forts des trois dernières éditions de La Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc, célèbre course internationale de chiens de traîneaux.

 

Avant la diffusion sur les chaines nationales de télévision et en « hors compétition » au festival international du film de montagne d’Autrans, il était bien logique que la Haute-Maurienne, où s’écrit chaque année la légende de La Grande Odyssée, ait la chance de découvrir le film en avant-première.


Ouvert à tous dans la limite des places disponibles – entrée gratuite

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 07:27

pn-vanoiseAu lendemain de la publication sur ce site (le 28 septembre 2012) d’un article intitulé « Charte du Parc National de la Vanoise : vers un rejet massif ? », j’ai découvert le blog de Claude Comet, élue Europe-Ecologie – Les Verts de la Région Rhône-Alpes en charge de la Montagne et du Tourisme. C’est son dernier article « Parc de la Vanoise : la nature ou les stations de skis, les élus ont choisi » qui a retenu toute mon attention.


Après avoir lu et analysé ses propos, j’avoue être encore plus pessimiste sur l’issue de ce dossier et sur les décisions qui seront prises par les communes lorsque les communes seront invitées à trancher sur leur adhésion ou non au PNV.


J’avais évoqué plusieurs éléments posant problème dans le projet de Charte actuel (sur lesquels je ne reviendrai pas en détails), mais il semble que les divergences soient bien plus profondes que cela.


Dans son article, Madame Comet accuse clairement une partie des élus de Maurienne et de Tarentaise de vouloir « s’attaquer » au PNV, au nom de leurs supposés intérêts. Elle dénonce aussi des politiques visant à « bétonner et augmenter les emprises » plutôt qu’à protéger.


Cela ressemble fort à un procès très hâtif ! Penser que les élus des deux vallées n’ont absolument aucun souci de la problématique environnementale et de la protection de leur territoire démontre une grande méconnaissance des réalités du terrain.


Lorsque des projets de construction ou de développement des stations voient le jour, ce n’est pas pour les intérêts personnels des dirigeants des communes, ni pour bétonner à tout prix, c’est pour favoriser le développement économique d’un territoire en pensant à l’avenir.


Bien sûr, on peut toujours s’attaquer aux financiers qui investissent dans ces projets, mais cela est trop facile. Car ce sont de nombreux acteurs du territoire qui bénéficient des dossiers permettant le développement touristique.


S’il est certes du devoir des représentants des communes de tenir compte de la problématique environnementale, ces derniers ne peuvent absolument pas aujourd’hui s’enfermer dans une logique du « tout protéger ».


L’esprit de la loi Giran de 2006 de favoriser la coopération entre les élus locaux et les administrations est louable. Seulement, nous sommes bien loin de cela en Vanoise ! Le climat de confiance initial a été mis à mal au fur et à mesure des refus de l’administration de prendre en compte certains projets à moyen et long terme des communes.


Le développement touristique « vert et durable » est louable et demande à être approfondi, mais il ne suffit pas aujourd’hui à assurer l’avenir d’un territoire.


Pour de nombreuses communes, le développement des stations, des activités hivernales et estivales, mais également des lits touristiques, apparait comme un impératif pour garantir l’avenir.


Madame Comet se félicite en ces termes des prises de position de certains acteurs du territoire pour contrecarrer le projet de liaison Bonneval-sur-Arc – Val d’Isère via le col de l’Iseran :


« Mon ami et collègue savoyard Yves Paccalet, écrivain, philosophe, qui fut l’un des compagnons du commandant Cousteau et siège avec moi à la Région, y a mouillé la chemise. « Ami farouche de la nature », comme il se qualifie lui-même, il a porté sans faillir, au sein du conseil d’administration du parc, cet esprit du faire-ensemble, ferraillant parfois, au côté du préfet, pour tuer dans l’œuf des projets dangereux voire ridicules.

Telle cette liaison par remontées mécaniques – Bonneval-sur-Arc / Val-d’Isère (par delà le col de l’Iseran) –, que l’on voit ressortir des oubliettes (le premier projet datait de 1964, et n’avait jamais été poursuivi) par le maire de la petite commune de la haute vallée de l’Arc (Maurienne)… par ailleurs garde du parc de la Vanoise ! »


Les intéressés apprécieront !


Sans doute Madame Comet devrait-elle aller sur le terrain expliquer directement sa façon de penser aux élus et habitants de Haute-Maurienne et de Haute-Tarentaise, particulièrement ceux de Bonneval-sur-Arc et Val d’Isère.


J’aimerais savoir comment elle irait par exemple expliquer aux employés de la station et aux acteurs économiques de Bonneval-sur-Arc - dont l’emploi ou l’activité sont menacés à moyen terme en raison des difficultés financières rencontrées pour exploiter les remontées mécaniques - qu’il ne faut surtout pas porter le moindre préjudice à la nature, même si cela doit conduire à la fermeture du domaine skiable !


En suivant ce type de raisonnement, dans quelques années, il y a fort à parier que les habitants pourront vivre en paix, sans vacanciers ou presque, dans un cadre préservé exceptionnel. Sans emploi et sans activité touristique, ils auront tout loisir de profiter de la faune et de la flore.


D’autant que ce n’est pas le PNV qui va leur offrir du travail, puisque cela fait bien longtemps que le recrutement local a été sacrifié (seule satisfaction : cela incite certaines personnes à venir s’installer en Vanoise).

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:22

pn-vanoiseVendredi 21 septembre 2012, le Conseil municipal de Bessans était invité à émettre un avis sur le projet de Charte du Parc National de la Vanoise (PNV). Sur les huit élus présents, cinq ont donné un avis réservé, trois un avis défavorable.

Voici quelques explications pour mieux comprendre ce qui pourrait amener les élus de Bessans à rejeter cette Charte lorsqu’une décision définitive sera demandée, au cours de l’année 2013.  


En 2006, une nouvelle loi portant sur les parcs nationaux a été votée dans le but d’introduire davantage de démocratie dans le fonctionnement des parcs nationaux français, dont fait partie le PNV. Il s’agissait notamment de préciser la réglementation concernant la « zone cœur » (celle à plus forte naturalité) et de redonner du sens au concept de « zone périphérique » (ce qui gravite autour de la zone cœur et qui devient une « aire d’adhésion »).  

Parmi les dispositions de la loi, il est prévu d’établir une charte, en concertation avec les acteurs locaux notamment, pour donner un sens réel à cette aire adhésion.

 

Le projet de Charte a fait l’objet d’une large concertation, sans que son contenu n’apparaisse aujourd’hui satisfaisant pour de nombreuses communes concernées.

Le Conseil Général de la Savoie, invité à donner son avis sur le projet actuel, a d’ailleurs émis de sérieuses réserves sur la recevabilité de la Charte par les communes.


Avant d’évoquer les points que je considère comme négatifs, il convient de souligner les aspects positifs :

  • La présence des élus dans le Conseil d’Administration du PNV a été renforcée, ce qui garantit davantage de démocratie dans la gestion et les prises de décisions.
  • Il y a une réelle volonté d’œuvrer pour un développement durable et de prendre en compte la problématique environnementale.
  • Concernant la zone cœur du PNV, qui est imposée par la loi et que les communes ne peuvent pas rejeter, il n’y a pas de modification majeure de son zonage et de sa réglementation. La volonté que cette zone soit dédiée à une protection très forte du patrimoine naturel, culturel et paysager est louable.
  • Entre la délimitation de la zone cœur et de l’aire d’adhésion, on y voit assez claire. La proposition d’une aire d’adhésion qui correspondrait aux limites géographiques de la commune de Bessans ne suscite pas d’objections particulières.
  • L’adhésion d’une commune à la Charte du PNV ne devrait pas remettre en cause (c’est en tout cas ce qui est affirmé) les règles du droit commun qui s’appliquent aux domaines de la chasse, de la pêche, de l’agriculture, de l’artisanat et des activités touristiques et économiques.
  • Le maire garderait l’autorité pour valider les permis de construire, sans consultation préalable du directeur du PNV.

Seulement, au-delà de ces points positifs, il reste aujourd’hui de nombreux éléments qui ne permettent pas selon moi d’émettre un avis favorable :

  • La durée de validité de la charte serait de 15 ans maximum, avec une réflexion sur sa révision à partir de 12 ans. Une commune peut choisir d’adhérer tous les 3 ans. Seulement, lorsqu’elle est engagée, elle l’est pour toute la durée de la Charte. Cette rigidité ne permet donc aucunement à une commune de réviser sa position ou de rediscuter certains points.
  • Le projet de charte tel que proposé à ce jour a une portée générale qui ne permet pas de prendre position sereinement. Le document comporte plus de 200 pages, ce qui n’aide pas à dissiper le flou. S’il est bien mentionné que « chacun doit se retrouver dans le sens commun qui sera donné à la Charte. C’est la traduction d’un projet de territoire. », il est aussi indiqué que « la Charte étant un document de cadrage, elle n’a pas vocation à être précise ». Ce manque de précision suscite évidemment des inquiétudes sur le fait que « chacun s’y retrouve ».
  • La charte prévoit des contrats individualisés pour préciser les objectifs spécifiques et les projets particuliers des communes qui le souhaiteront. Il est également mentionné que « pour ne pas disperser les moyens disponibles et diminuer leur efficience, un programme de travail pluriannuel et renouvelable doit être élaboré pour identifier les priorités d’action et d’intervention dans la durée de la Charte ». Seulement, il n’y a ni détails sur la méthode de création de ces documents, ni échéance fixée. Il est légitime que les élus veuillent savoir où ils vont avant de valider la Charte.
  • Cette Charte du PNV manque également de précisions sur les moyens financiers mis en œuvre. Difficile de valider un projet de Charte qui ne comporte aucun chiffrage, et qui est donc susceptible d’entrainer progressivement une charge financière non négligeable pour les communes.
  • Le code de l'environnement précise que les documents d'urbanisme (qui portent sur un zonage précis et des prescriptions claires) doivent être compatibles avec la Charte du PNV (au caractère très général). Cette compatibilité n’apparait pas évidente à trouver. La Charte sera bien sûr opposable aux documents d’urbanisme.
  • Lorsque l’on évoque ce que le PNV peut apporter aux communes, plusieurs réponses sont apportées : l’image, la notoriété, une capacité d’ingénierie pour les projets des communes, des financements spécifiques et une valeur ajoutée économique et sociale.
    Si le PNV dispose aujourd’hui d’une notoriété non négligeable, une commune qui déciderait de ne pas adhérer pourrait de toute manière communiquer sur le fait qu’une partie de la commune est située en zone cœur et que la commune est ainsi « proche » du PNV. Il y a peu de chances que le touriste s’attache au fait que la commune fasse partie de l’aire d’adhésion, car ce qui l’importe est avant tout l’environnement dans lequel il va se trouver.
    Rappelons aussi que le PNV, lors de sa création, avait notamment pour vocation de favoriser l’implantation des jeunes en privilégiant le recrutement de locaux. Cette notion s’est pourtant effritée peu à peu, ce qui laisse sceptique sur la valeur ajoutée économique et sociale.
    Mais surtout, concernant les financements spécifiques, il semble clairement établi que les aides apportées aux communes par des organismes divers, notamment la Région et le Département, seraient moins faciles à obtenir et même moins conséquentes pour les communes qui rejetteraient la Charte. Espérons qu’il ne s’agisse pas là d’une forme de chantage pour en dernier recours obliger les communes à dire oui par nécessité économique. Il conviendra de porter une grande attention à cela.
  • Enfin dernier point, et pas des moindre, la Charte prévoit une cartographie de l’état des différents espaces du territoire, afin de déterminer les zones à protéger et celles ouvertes à un développement, notamment touristique. Lors de rencontres avec des représentants du PNV, les élus de Bessans avaient clairement exprimé leur souhait de voir les zones d’Andagne, de la Buffaz, de la Mottuaz et de l’Albaron comme potentiellement ouvertes à un développement touristique à moyen terme.
    Si la demande a été entendue pour Andagne, il n’en a pas été de même pour les autres espaces, qui restent à ce jour des zones de forte naturalité ou d’activité pastorale. Cela ne favorise pas la poursuite d’un travail constructif dans un climat de confiance.

    Il n’est pas concevable, si l’on ne veut pas compromettre l’avenir de la station, de valider un projet qui pourrait à l’avenir bloquer une possibilité de développement touristique par la création ou l’extension d’un nouveau domaine de ski alpin.

 

Il reste un an environ avant que les élus soient invités à se prononcer sur la validation ou non de la Charte et donc leur adhésion ou non au PNV. Entre temps, une enquête publique va être lancée, vraisemblablement en novembre.  
ll est à espérer que de nouvelles discussions auront lieu et que des modifications seront consenties avant le vote des communes, sans quoi le rejet parait inévitable.  

 

La décision qui devra être prise par les élus est de première importance. Car comme cela est clairement écrit « l’avis conforme du Parc National de la Vanoise est requis dans l’aire d’adhésion pour les aménagements qui auraient un impact direct sur le cœur du Parc ». Cette phrase, en cas de validation de la Charte, ouvre la porte à de nombreuses interventions du PNV. Il faut donc faire preuve d’une extrême vigilance.

Car en cas de désaccord sur un projet, le dossier pourra être porté devant le tribunal administratif et donc éventuellement mettre à mal les initiatives d’une commune.  

 



Je ne souhaite pas à ce jour entrer dans une situation de blocage, alors qu’il reste quelques mois pour que ce projet de Charte évolue. J’espère que le bon sens et la volonté d’une négociation ouverte et concrète l’emporteront et amèneront de nouvelles discussions, dans un climat de confiance réciproque.

J’ai donc personnellement émis un avis « réservé » sur le projet de Charte actuel. Dans l’attente de nouvelles évolutions, tout à fait indispensables.

 

 

Retrouvez de nombreuses informations concernant le projet de Charte du Parc National de la Vanoise sur le site Internet proposé par le PNV.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 07:49

Guerre d'Algérie, guerre d'indépendance - 2012L’association des « Anciens appelés en Algérie et leur Amis Contre la Guerre » (4ACG), dont fait partie Victor Personnaz, habitant de Bessans, a récemment publié un ouvrage baptisé « Guerre d’Algérie, guerre d’indépendance – paroles d’humanité ».

 

Cette association a été créée en 2004 par d’anciens combattants d’Algérie souhaitant consacrer leur retraite à témoigner des méfaits du colonialisme et à mettre en place des actions symbolisant la paix et l’espoir.

 

Dans cet ouvrage consacré à la guerre d’Algérie (1954-1962), plus de soixante témoignages, algériens et français, ont été collectés. La grande force du livre réside dans la diversité des récits. Des combattants, des harkis, des pieds-noirs, des réfractaires, des médecins, des infirmières et bien d’autres personnes mêlées de près ou de loin à ce conflit armé ont été interrogées.

 

Le projet de départ a été enrichi par la collaboration d’historiens et d’associations.

 

A la lecture des 471 pages, nul doute que des habitants de Bessans et de toute la Maurienne, dont bon nombre ont été appelés en Algérie, retrouveront une partie de leur vécu et pourront le faire partager à leurs proches.

 

Les préfaces sont signées par les historiennes Ouanassa Siari Tengour et Raphaëlle Branche.

 

« Guerre d’Algérie, guerre d’indépendance – paroles d’humanité » est paru aux éditions de L’Harmattan dans la collection « Histoire de vie » au prix de 28 euros.

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