Après une campagne de qualité, plus de 4 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes dimanche.
Le premier tour des primaires ouvertes de la droite et du centre a livré un verdict comprenant trois enseignements majeures : l'arrivée en tête de François Fillon (dont il convient de saluer le score), la qualification d'Alain Juppé (dont je me réjouis) et l'élimination dès le premier tour de Nicolas Sarkozy.
Personnellement convaincu que Nicolas Sarkozy n'était pas le candidat en mesure de rassembler le plus largement les Français lors de la présidentielle de 2017, je tiens cependant à noter la dignité dont il a fait preuve lors de son allocution de dimanche soir.
Une dignité qui a d'ailleurs caractérisé les interventions de chacun des candidats à cette élection.
Dimanche prochain, les Français choisiront donc le candidat de la droite et du centre entre François Fillon et Alain Juppé.
Cette semaine doit être utile à chacun pour comparer les projets portés par les deux candidats et obtenir de légitimes précisions.
François Fillon, dont je respecte l'action menée depuis de nombreuses années au sein de la droite républicaine, devra en dire davantage sur l'application effective de son programme économique très libéral, qui comprend certaines mesures apparaissant comme difficilement tenables. Il devra aussi clarifier des positions visiblement en décalage avec la réalité d'aujourd'hui, sur des sujets importants de notre société.
Pour ma part, comme depuis près de deux ans, je soutiendrai sans réserve Alain Juppé, dont le programme clair, précis et immédiatement applicable autour des thématiques majeures que sont l'Education, l'Etat fort et l'Emploi, me semble le plus moderne, le plus équilibré et le plus rassembleur.
Dimanche 27 novembre, il ne s'agira pas seulement de désigner le candidat ayant le programme le plus ancré à droite. Il faudra surtout désigner le candidat qui saura rassembler des millions de Français afin d'obtenir un mandat présidentiel clair et de réussir l'alternance dont notre pays à besoin.
