L’équipe de France de football, sous la direction du nouveau sélectionneur Didier Deschamps a idéalement débuté sa campagne de qualification pour le Mondial 2014 avec deux victoires (en Finlande 1-0 et face à la Biélorussie au stade de France 3-1). Les coéquipiers d’Hugo Lloris sont idéalement lancés pour obtenir le droit de disputer la face finale de la Coupe du Monde au Brésil.
Cela faisait bien longtemps que l’équipe de France n’avait pas pris un départ aussi intéressant lors d’une phase de qualifications. Mais il fallait bien cela pour espérer décrocher la première place et éviter ainsi un périlleux barrage.
Dans un groupe où figure notamment l’épouvantail espagnol, double Champion d’Europe et Champion du monde en titre, un faux pas face à l’une des trois « petites » formations aurait très certainement de lourdes conséquences.
Si à Helsinki, les Bleus se sont contentés du strict minimum en inscrivant un but par l’intermédiaire du revenant Diaby et en concédant très peu d’occasions, le match face à la Biélorussie fut plus débridé avec trois jolis buts français (Capoue, Cabaye, Ribéry).
La France a prouvé qu’elle possédait de sérieux atouts offensifs. Seul bémol, un but concédé suite à un penalty arrêté par Lloris mais repris par le tireur, plus vif que la défense française sur le coup.
S’il est évident que cette équipe dispose d’une marge progression, les supporters peuvent en tout cas être rassurés par ces premières sorties victorieuses. Deschamps a semble-t-il choisit de s’inscrire dans la lignée de Laurent Blanc, tout en imposant « sa patte » forgée par une expérience en club remarquable.
Dans les buts, Hugo Lloris a encore démontré qu’il est bien l’un des meilleurs du monde à son poste. Toutefois, son récent transfert à Tottenham, club dans lequel il pourrait bien faire office de doublure, pourrait lui porter préjudice et remettre en cause son statut de numéro un. Cette situation profiterait alors au Marseillais Steve Mandanda.
En défense, la charnière Yanga M’Biwa – Sakho est prometteuse et pourrait bien nous rappeler dans quelques mois la muraille formée à l’époque par Blanc et Desailly.
Au poste de latéral gauche, Evra, semble avoir une longueur d’avance sur Clichy, qui avait pourtant les faveurs de Blanc.
A droite, Réveillère et Jallet ont tout deux tenu leur poste.
Le milieu présente un paradoxe non négligeable. Alors que Blanc, plutôt adepte des joueurs techniques, n’avait jamais appelé Rio Mavuba pourtant impeccable avec Lille, Deschamps qui affectionne les milieux défensifs au gabarit athlétique pourrait bien faire de lui un titulaire indiscutable.
Entouré de Ribéry, Valbuena, Cabaye, Capoue, Diaby, Menez (une large revue d’effectif a été réalisée) ce milieu de terrain est de très bon niveau et n’a rien a envier aux plus grandes nations.
Enfin devant, Benzema et Giroud n’ont pas réellement déçu vu leur apport dans le jeu et le travail de sape effectué. Seulement, aucun d’entre eux n’a trouvé le chemin des filets sous l’ère Deschamps. Suffisant pour permettre à d’autres de tirer leur épingle du jeu ? Pas si sûr…
La France retrouvera le 16 octobre à Madrid l’Espagne, grande favorite du groupe, qui après avoir été exemptée lors de la première journée, s’est difficilement imposée en Géorgie grâce à un but de Soldado en fin de match.
Un match nul de la Roja lors de ce déplacement aurait assurément arrangé les affaires françaises. Mais aucun doute, pour sortir en tête de ce groupe, la France n’aura droit à aucun joker.