Après Lisa Tracq en 2010, le village compte depuis quelques jours une seconde centenaire. Anne Pépin a fêté son centième anniversaire à la maison de retraite Saint-Benoît de Chambéry.
Née le 29 novembre 1913 sous le nom de Cimaz, elle a passé ses jeunes années à Bessans, aux côtés de son frère Augustin et de sa sœur Ambroisine, célèbre pour son vin chaud qui a ravi les vacanciers pendant de nombreuses années.
Après l’obtention de son certificat d’études, Anne a intégré un pensionnat à Aix-les-Bains à l’âge de 11 ans. Elle ne rentrait alors à Bessans que lors des principales périodes de vacances. Cette découverte de la ville, loin de ses montagnes qu’elle n’avait jamais quittées, fut forcément difficile au départ.
Quelques années plus tard, elle obtint son brevet supérieur lui permettant d’exercer le métier d’enseignante.
Après des débuts à Aussois, Anne travailla à Bonneval-sur-Arc puis à Orelle.
En 1942, elle épouse Camille Pépin, également instituteur, rencontré à Bessans quelques années auparavant. Le couple s’installe aux Chavannes, où naît en 1946 leur premier fils, aujourd’hui décédé.
Suite à un déménagement à Césarches, près d’Albertville, Anne donne naissance à leur deuxième enfant, Marc, en 1952.
C’est dans la capitale savoyarde, à Chambéry, que la famille s’établira ensuite. Anne et Camille y terminèrent leur carrière dans les années 70.
Pendant de belles années de retraite, Anne vit naître trois petits enfants, Bastien, Marion et Julie. Elle fut cependant très affectée par la perte de son époux en 1999.
Depuis 2006, elle réside à la maison de retraite Saint-Benoît de Chambéry.
En 100 ans, Anne a vu le monde changer de manière spectaculaire. Lorsqu’elle était enfant, il n’y avait pas encore l’électricité à Bessans, ce qui témoigne d’un mode de vie difficile et de l’absence totale de confort. Une réalité difficile à imaginer aujourd’hui.
Son fils Marc, qui vit à Bessans et lui rend régulièrement visite, rappelle l’importance de porter une attention particulière aux personnes âgées : "L’accueil et le suivi au sein de la maison de retraite sont d’une grande qualité. Mais malgré tout, ma mère dit souvent souffrir d’une certaine forme de solitude. Nous devons être aux côtés de nos aînés, car nous le serons à notre tour demain ou après-demain".
Merci à Marc Pépin pour toutes les informations et anecdotes fournies au cours de notre entretien.
Rappel
Dans son histoire, Bessans a déjà connu quelques centenaires.
Jean-Pierre Cimaz, mon arrière-arrière grand-père, était né en 1862 et est décédé en 1965 dans sa 103e année.
Lisa Tracq, une cousine, est née en 1910 et a aujourd'hui 103 ans.