Accusé d'agression sexuelle et visé par une enquête judiciaire dans ce cadre, Georges Tron a annoncé dimanche sa démission du gouvernement, au sein duquel il occupait le poste de Secrétaire d'Etat à la Fonction Publique. Une affaire qui s'inscrit dans la lignée de "l'Affaire DSK" qui a plongé le 14 mai dernier l'ensemble du monde politique dans la tourmente.
Georges Tron, député-maire de Draveil (Essonne), fait l'objet depuis quelques jours d'une enquête judiciaire suite à deux plaintes déposées par des anciennes employées de mairie. Elles accusent le maire pour qui elles travaillaient de les avoir agressées sexuellement à plusieurs reprises. Difficile pour le moment d'en savoir davantage dans cette affaire qui ne fait que commencer.
Elle a en tout cas fragilisé le Secrétaire d'Etat au point qu'il a dimanche remis sa démission au Premier Ministre François Fillon. L'accusé souhaite pouvoir prouver son innocence en toute transparence et va désormais s'attacher à préparer sa ligne de défense.
S'il est évident que, comme pour Dominique Strauss-Kahn, la prudence est de mise et il faudra attendre que la justice fasse son travail pour savoir si Georges Tron est coupable ou non des faits qui lui sont reprochés, impossible de ne pas lier ces accusations à la récente "bombe médiatique" provoquée par "l'Affaire DSK".
Le fait que d'autres personnalités politiques soient mises en cause dans des affaires de moeurs n'a rien de surprenant. Le plus dur pour la justice française sera de répondre à la question suivante : "l'Affaire DSK a-t-elle donné le courage à certaines victimes pour dénoncer de réelles agressions, ou bien a-t-elle donné l'idée à des personnes sans scrupules de surfer sur la vague médiatique pour récupérer de fortes sommes d'argent ?"
Cette nouvelle est en tout cas un nouveau coup dur pour la vie politique française à moins d'un an de l'élection présidentielle.
Dans l'attente de plus d'éléments, wait and see...