L’équipe de France de football n’a pas brillé lors de sa rencontre des éliminatoires de l’Euro 2012 disputée au Luxembourg. Mais en l’emportant 2-0 face à une équipe au niveau très limité, les joueurs de Laurent Blanc ont empoché trois points précieux en vue de la première place de son groupe.
Les matchs face aux formations les plus faibles ne sont pas toujours les plus faciles à gérer. Ce genre de rencontres, dans lesquelles le « petit » se regroupe à dix derrière en espérant que le seul joueur en pointe fera la différence sur un coup du sort, peut parfois donner lieu à des surprises.
L’équipe de France ne s’est heureusement pas fait prendre au piège. Il faut dire que le Luxembourg aurait certainement pu jouer une semaine sans marquer tant ses joueurs n’ont que très rarement dépassé le milieu de terrain ! Mais les Bleus auraient en revanche très bien pu s’enliser dans une succession d’attaques stériles et terminer le match à 0-0.
Après plusieurs maladresses devant le but en début de partie, et quelques contrôles ratés peu rassurants, il a fallu attendre la fin de la première période pour voir Mexès, sur un coup-franc, s’élever plus haut que tout le monde et tromper le gardien adverse de la tête.
Un but qui confirme toute l’importance des coups de pieds arrêtés dans ce genre de matchs fermés. Un but qui confirme aussi la rôle essentiel joué par Philippe Mexès dans cette nouvelle équipe de France.
En seconde période, les Français sont restés longtemps sous la menace – toute relative – d’un retour luxembourgeois. La faute à quelques loupés mais aussi à la belle résistance défensive offerte par l’adversaire du soir.
Finalement, sur un débordement de Ribéry suivi d’un centre tendu, le gardien ne put que repousser le ballon plein axe, ce qui permit à Gourcuff de concrétiser la domination française d’une demi-volée à ras de terre.
Au final, 2-0 pour les Bleus, comme à l’aller au stade Saint-Symphorien de Metz. Mais inutile de préciser que dans ce match, on s’est tout de même ennuyé ferme (si, si, je vous jure même en regardant seulement un long résumé) !
Le plus grand intérêt pour les supporters et les médias était d’analyser le retour de deux bannis de Knysna, Ribéry et Evra. Tous deux titulaires, ils ont essuyé quelques sifflets en début de rencontre. Evra a parfois été approximatif dans ses passes et a failli sur plusieurs contrôles. Ribéry a été plus tranchant, impliqué sur les deux buts français. Il faudra attendre de les revoir face à une opposition de meilleur niveau.
Au final, joueurs, entraîneurs, dirigeants, staff… tout le monde s’accordait à la sortie des vestiaires pour insister sur l’importance d’avoir assuré trois points ! Une formule banale et toujours aussi pathétique !
Cependant, à la décharge des joueurs, pour faire un bon match de foot, il faut deux équipes. Et comme vendredi, il n’y en avait qu’une sur le terrain, on a donc eu droit à un non-match presque inévitable.
On se contentera donc de dire qu’avec la victoire de la Bosnie face à la Roumanie (2-1) et surtout celle de l’Albanie devant la Biélorussie (1-0), l’équipe de France réalise une véritable belle opération et conforte sa place en tête du groupe ?.
Difficile à ce jour de désigner le plus sérieux adversaire des Bleus. Mais peut-être n’y en-a-t-il pas réellement…