Depuis plusieurs jours, le droit de vote des étrangers est au cœur des discussions au sein du pouvoir socialiste.
François Hollande l’avait promis. Il semble bien déterminé à tenir parole dès 2013… Dommage, car pour une fois que nous n'en restons pas au stade des promesses, l'action envisagée n'a absolument rien de positif.
Son projet consiste à permettre aux étrangers ayant une nationalité extérieure à l’Union européenne de voter lors des prochaines élections locales (municipales, cantonales et régionales).
En France, à l’heure actuelle, seuls les ressortissants européens ont le droit de participer aux scrutins locaux. Cela s’explique de manière simple : ils sont citoyens européens.
Par réciprocité, les Français peuvent voter dans les mêmes conditions dans les autres pays d’Europe. Elargir le droit de vote aux étrangers extra-communautaires, c’est mettre à mal ce principe de réciprocité.
Parmi les arguments avancés par les socialistes pour modifier la loi, le plus fréquent est le fait que ces étrangers payent leurs impôts. Cela ne tient pas debout. Le droit de vote ne s'achète pas, il fait partie d'un ensemble de droits accordés au citoyen français.
Ce que la gauche ne veut surtout pas admettre, c’est que donner le droit de vote aux étrangers à partir de 2013 est pour elle un moyen de tenter de conserver le pouvoir dans de nombreuses communes aux élections municipales de 2014.
Le vote des étrangers penchant à priori en faveur des socialistes - d’autant plus si ce sont ces derniers qui leur ont donné accès aux urnes - le risque d’une éventuelle « vague bleue » serait ainsi limité.
C'est ce que l'on appelle "privilégier les intérêts d’un clan en sacrifiant des principes fondamentaux de notre République". Car donner le droit de vote aux étrangers, c’est remettre en cause le lien indissociable entre citoyenneté et droit de vote.
Sur un sujet d’une telle importance, susceptible d’avoir de conséquences majeures dans les années à venir, il est indispensable que François Hollande consulte les Français en organisant un référendum.
L’UMP, par la voix de son secrétaire général Jean-François Copé, a d’ores et déjà réagi et lancé une grande pétition nationale, sur proposition de Damien Meslot, Député du Territoire de Belfort. La forte fréquentation sur le site Internet de l'UMP pour signer cette pétition a rapidement provoqué mercredi une saturation. Le problème a été rapidement résolu et en à peine 24 heures, plus de 40 000 signatures ont déjà été recueillies.
Pour dire NON au vote des étrangers et OUI au droit de vote lié à la nationalité française (ou à la citoyenneté européenne concernant les scrutins locaux), dès à présent :