Dans l'actualité de ces dernières semaines, et plus particulièrement de ces derniers jours, un mot revient avec insistance : récidive ! Une triste réalité que d'imaginer la détresse des familles des victimes pour des faits qui auraient pu être évités.
Meurtre de Laetitia : l'assassin présumé était connu des services de police pour des faits de violence.
Samedi, un homme fonce dans un abri-bus et tue trois personnes : il avait déjà été condamné pour conduite en état d'ivresse et circulait sans permis.
Vendredi, un homme enleve et viole une fillette de 5 ans avant de la déposer de nouveau dans son quartier : c'est un récidiviste.
Ce jour, l'homme recherché depuis dimanche soir pour son implication supposée dans un accident de voiture ayant provoqué la mort de 3 personnes s'est rendu à la police. Il est connu pour des faits de violence et conduite en état d'ivresse...
On pourrait ajouter à cela le procès récent de l'assassin d'une jeune femme dans le RER D, qui avait déjà violé une fille dans ce même RER quelques années auparavant.
Autant de faits divers qui mettent en lumière les failles indiscutables qui existent aujourd'hui dans notre système judiciaire. Si des actes si graves sont intolérables, le fait qu'ils soient commis par des personnes ayant déjà agi de la sorte par le passé est d'autant plus inacceptable.
On sait que la folie des hommes est toujours difficile à détecter, et encore plus à éradiquer. J'entends par là qu'il y aura malheureusement toujours des personnes violentes, atteintes par la folie et capables de commettre des viols, des meutres, etc...
En revanche, il est impensable que les législateurs continuent de manière impuissante à constater que des personnes déjà connues des services de police, ayant déjà été jugées pour des actes graves, aient la possibilité de recommencer.
Notre système judiciaire est aux abois, il serait temps que l'ensemble de la classe politique l'admette ! Les peines de prison ne sont pas assez dures, c'est une évidence. Et leur application (remises de peines, liberté conditionnelle, etc...) est une mascarade !
Exemple : l'homme qui a été condamné récemment à perpétuité pour le viol et le meutre d'une jeune femme dans le RER D avait déjà violé une autre femme en 1996. Condamné à 5 ans de prison (dont 2 avec sursis), il était ressorti en février 1997, les experts ayant jugé le risque de récidive "peu probable" pour cette personne. Mais où est la sanction dans cette affaire ?!
Cela met aussi en lumière l'inefficacité du suivi assuré pour les coupables. Leur remise en liberté une fois leur peine purgée (ou pas) n'intervient que trop rarement après un traitement psychologique efficace. Et le suivi n'est pas suffisant pour parer aux risques de récidive.
Législation pas assez strictes, justice trop laxiste, manque de moyens... Peut-être que toutes ces raisons cumulées peuvent expliquer les problèmes actuelles.
Toujours est-il qu'il devient urgent de réagir, pour les victimes, pour leurs familles, et parce que cela peut toucher un jour chacun d'entre nous...