Le XV de France a bien failli remporter la première Coupe du Monde de son histoire dimanche à Auckland. Battus 8-7, il n’a manqué qu’un peu de réussite aux Français pour battre la Nouvelle-Zélande sur ses terres.
Peu de monde attendait les Bleus à un tel niveau. Après une Coupe du Monde globalement moyenne malgré une grosse prestation face à l’Angleterre et un match solide contre les Gallois, les spécialistes ne donnaient pas cher des coéquipiers de Dusautoire.
Face à eux, les All Blacks faisaient figure d’épouvantail, frustrés par 24 ans d’attente de soulever une nouvelle fois le trophée suprême.
Pourtant, le scénario de la rencontre fut très loin de ce qui était imaginé.
En première période, la France s’est contentée de bien défendre avec l’espoir de trouver la faille. Seul un essai a été concédé, de quoi conserver un maximum de suspense pour la seconde période (5-0).
Au retour des vestiaires, rapidement menés 8-0, les Bleus ont alors pris le dessus sur leur adversaire, inscrivant un essai par leur capitaine, transformé par Trinh-Duc.
A 8-7, ils ont poussé, mis la pression, semé le doute chez leur adversaire. Une pénalité plein axe a même laissé entrevoir la possibilité de prendre l’avantage à un quart d’heure de la fin. Raté.
Les Blacks sont solides, ont tenu leur avantage avec courage et conclu ainsi une formidable épopée en soulevant leur deuxième Coupe du monde.
Les Français peuvent être fiers, ils ont fait le maximum, même s'ils perdent leur troisième finale mondiale de rang.
Pour Marc Lièvremont, l’aventure se termine. Il aurait certainement aimé une meilleure conclusion, mais il a prouvé à la France entière qu’il n’était pas le successeur de Raymond Domenech. C’est déjà une victoire…
Résumé du match Nouvelle-Zélande - France
23 octobre 2011