Ces dernières semaines, de nombreuses occupations m’ont obligé à freiner les mises à jour de la rubrique « sport ». Pour autant, je n’ai pas manqué de suivre avec attention l’actualité dans de nombreuses disciplines.
En quelques lignes, voici ce que j’ai aimé et moins aimé depuis la fin du Championnat de France de football début mai jusqu’à la superbe victoire de l’Espagne à l’Euro 2012 fin juin (ces deux événements sont exclus car j’ai déjà eu l’occasion de les évoquer par ailleurs).
J’ai aimé
1 – Formule 1 : les Français reviennent en force
Il y a si longtemps que nous n’avions pas vu de Français briller en F1 que le simple fait d’en voir trois désignés pilotes titulaires cette saison était déjà un bonheur. Et les Tricolores ont fait jusque là très bonne figure.
Romain Grosjean, au volant de la Lotus, est régulièrement « dans les points » et a réussi à accrocher un podium lors du Grand Prix de Bahreïn (3e), une première depuis une éternité. Il a même récidivé quelques semaines plus tard au Canada en se classant cette fois 2e derrière Lewis Hamilton. Ces belles performances lui permettent pour l’instant de figurer en 7e place au classement des pilotes.
Jean-Eric Vergne, s’il n’a marqué que 4 points au volant de la Toro Rosso, a plusieurs fois frôlé de grosses performances avant d’être victime des caprices de sa monoplace.
Seul Charles Pic (Marussia) éprouve pour le moment plus de difficultés à s’adapter aux exigences de la F1.
L’espoir de voir naître le successeur d’Alain Prost est permis.
2 – Championnats d’Europe d’athlétisme : les Bleus dans le coup
Les Français ont semblé relativement en forme lors des Championnats d’Europe disputés à Helsinki (Finlande).
La plupart des leaders ont tenu leur rang, à l’image par exemple du Savoyard Christophe Lemaître, sacré sur 100 m, de Mahiedine Mekhissi-Benabbad, qui a conservé son titre sur 3 000 mètres steeple, ou de Renaud Lavilennie, qui a été le plus fort à la perche en signant par la même occasion la meilleure performance mondiale de l’année.
A quelques semaines de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres, c’est de très bon augure pour les Bleus.
3 – Ligue des Champions : Drogba, enfin !
Soyons clair, je rêvais d’une finale de Ligue des Champions 100% espagnole opposant le FC Barcelone au Real de Madrid. Que j’aurais aimé voir Messi et sa bande étriller les Madrilènes pour démontrer une fois de plus si besoin est que le Barça et Messi n’ont pas d’égal dans le monde du football actuel.
Mais le foot a cette folie qui fait que ce ne sont pas toujours ceux que tout le monde attend qui sont au rendez-vous. Sortis en demi-finale, Barcelonais et Madrilènes ont regardé devant leur télé la finale opposant les Allemands du Bayern Munich aux Anglais du FC Chelsea.
A ce moment-là, pas de doute pour ma part, il fallait une victoire de Chelsea, pour offrir à Didier Drogba la consécration qu’il méritait tant.
A vrai dire, Drogba n’a rien demandé à personne et a pris les choses en main. Il a été à bien des égards le grand animateur de cette finale. Après avoir offert l’égalisation à son équipe dans les dernières minutes, il provoqua un penalty sur Franck Ribéry en début de prolongation. Le tir de Robben fut arrêté par Petr cech. Et lors de la séance des tirs aux buts, c’est à Drogba que revint la responsabilité de tirer le dernier penalty et de donner ainsi la victoire à Chelsea.
Je n’ai pas aimé
1 – Le fiasco français à l’Euro
On attendait beaucoup des Bleus de Laurent Blanc à l’Euro 2012, après les douloureuses expériences de l’Euro 2008 et surtout de la Coupe du Monde 2010.
Après un début de compétition plutôt convaincant conclu par un match nul face à l’Angleterre et une victoire face à l’Ukraine, la mécanique s’est enrayée.
Les Français ont été battus 2-0 par la Suède après une rencontre très décevante. Qualifiés malgré tout, les coéquipiers d’Hugo Lloris n’ont pas fait le poids en quart de finale face à l’Espagne (0-2).
Mais c’est surtout dans l’attitude que l’équipe de France a une nouvelle fois été décevante. Après l’épisode du bus de Knysna, il avait été demandé un comportement irréprochable.
Malheureusement, les egos surdimensionnés ont repris le pas et le mélange entre enfants gâtés et petites racailles a fait des étincelles.
Laurent Blanc lui-même est apparu dépassé par les événements. Espérons que son successeur Didier Dechamps, qui a déclaré que les joueurs n’auront « plus le droit à l’erreur », saura trouver la formule pour mettre au pli tout le monde et faire le ménage si besoin.
2 – Le scandale Lance Armstrong
L’Américain Lance Armstrong est (enfin) rattrapé par la justice. Depuis longtemps soupçonné de dopage par le public, les médias et même une bonne partie du peloton, il n’a jamais semblé aussi isolé.
Nombre de ses anciens coéquipiers l’accusent, de Landis à Hincapie en passant par Leipheimer et Hamilton.
Armstrong nie toujours, mais comment imaginer que tous ses anciens lieutenants mentent quand ils affirment avoir vu Armstrong se doper ?! Eux-mêmes ont été rattrapés pour avoir triché il y a plus ou moins longtemps.
Le mythe Lance Armstrong pourrait bien définitivement s’effondrer, l’agence anti-dopage américaine ayant décidé de poursuivre le coureur, notamment pour déterminer si oui ou non il y a eu un dopage organisé au sein de l’équipe US Postal au cours des années 1999-2004.
S’il est reconnu coupable, Armstrong pourrait bien être destitué de ses sept victoires sur la Grande Boucle.
3 – Les défaites de Djokovic
Quel joueur que le Serbe Novak Djokovic ! Chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est un plaisir de le voir jouer. Son niveau de jeu depuis un an est tout simplement exceptionnel, avec pourtant face à lui une concurrence de haut niveau : Nadal, Federer, et dans une moindre mesure Murray, Del Potro ou Tsonga.
A Rolland-Garros, Djokovic avait l’opportunité de réaliser un exploit hors normes. En cas de succès, il aurait pu entrer dans le cercle très fermé des joueurs ayant remporté les quatre tournois majeurs consécutivement (Wimbledon, US Open, Open d’Australie et Rolland-Garros).
Malheureusement, il a été de justesse coupé dans son élan par le meilleur joueur du monde sur terre battue, l’Espagnol Rafael Nadal. Au terme d’une rencontre tendue, le Serbe n’a malheureusement pas fait le poids et a du s’incliner en 4 sets, laissant à Nadal une 7e victoire à Paris (mieux que Borg à l’époque).
Quelques semaines plus tard, c’est cette fois face au Suisse Roger Federer que Djoko a du s’incliner à Wimbledon au stade des demi-finales. Le Suisse a profité de l’occasion pour remporter lui aussi un 7e sacre à Londres et récupérer la place de n°1 mondial.
Djokovic est sans nul doute le joueur le plus complet. Reste à prendre un ascendant définitif sur ses principaux rivaux, tous intraitables sur leur surface de prédilection.