Les six maires des communes membres de la Communauté de Communes Cœur de Maurienne se sont suspendus pendant plusieurs minutes au clocher de Saint-Jean-de-Maurienne vendredi afin d’affirmer leur détermination à défendre l’avenir de l’usine Rio Tinto Alcan.
L’action se voulait rassembleuse et symbolique ! Cela a été plutôt réussi.
D’une part car plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur la place de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne.
D’autre part car l’événement a été largement relayé par les médias et a ainsi été porté à la connaissance d’un grand nombre de personnes.
Ce vendredi à 11h00, les maires du Châtel, d’Hermillon, de Saint-Jean-de-Maurienne, de Saint-Julien-Montdenis, d’Hermillon, ainsi que le Maire-adjoint de Montvernier, ont pris place dans une nacelle qui les a transportés à 25 mètres de hauteur.
Tous se sont suspendus au clocher pendant plusieurs minutes. Une manière de rappeler, à l’heure où les négociations entre le groupe Rio Tinto Alcan et EDF au sujet du prix de l’énergie s’éternisent, que l’avenir de l’usine saint-jeannaise et de la vallée de la Maurienne « ne tiennent qu’à un fil ».
De nombreux médias locaux, régionaux et nationaux étaient présents et ont fait un large écho de cette action.
En parallèle, une pétition a été officiellement lancée en direction de la population en reprenant le contenu de la motion adoptée récemment par la Commuanuté de Communes Cœur de Maurienne. Cette même motion devrait être validée prochainement par les conseils municipaux des communes de Maurienne.
Les élus espèrent ardemment que cette mobilisation retiendra l’attention du gouvernement, et que ce dernier saura prendre les décisions politiques indispensables pour que Rio Tinto Alcan puisse poursuivre une production d’aluminium compétitive sur le territoire français.
Reportage Rio Tinto Alcan
"Notre avenir ne tient qu'à un fil"
Maurienne TV - 3 février 2012