Elue députée canadienne contre toute attente lors des élections législatives au Québec le 2 mai dernier, Ruth Ellen Brosseau a attendu samedi pour donner signe de vie, à travers une interview accordée à un journal régional.
Nouvellement élue députée au Canda, Ruth Ellen Borsseau a débuté son mandat d’une manière pour le moins « discrète ». Choisie par les électeurs de la circonscription francophone de Berthier-Maskinongé, à 100 km à l’est de Montréal, sans même avoir fait campagne sur le terrain, elle n’a donné signe de vie que six jours plus tard. Les citoyens québecois en étaient même venus à se demander s’ils n’avaient pas voté pour une personne « fictive ».
Mais pas du tout ! La jeune femme était simplement partie fêter ses 27 ans à Las Végas, la capitale mondiale du jeu.
Si elle a expliqué que ce voyage était « prévu » avant la campagne, elle a reconnu un « mauvais timing ». Elle s’est également justifiée en affirmant qu’elle avait vécu une « grosse semaine » au cours de laquelle elle avait fait « beaucoup de rencontres » (sic).
Membre du Nouveau parti démocratique (gauche), l’élue s’est déclaré « vraiment, vraiment enthousiaste » d’avoir été soutenue de la sorte.
Elle a promis de se rendre très bientôt dans sa circonscription… qu’elle ne connaît même pas : « On m’a dit que c’est une très belle région. Tout le monde a été tellement gentil depuis l’élection » !
D’ailleurs, si Ruth Ellen Brosseau, gérante adjointe d'un bar d'Ottawa, assure pratiquer tous les jours le Français, elle a préféré mener son entretien avec le Nouvelliste de Trois-Rivières en anglais, un peu nerveuse à l’idée de s’exprimer dans la « langue de Molière », pourtant officiellement parlée par une grande majorité de ses électeurs.
Le député sortant du Bloc québecois (souverainiste), Guy André, va assurément avoir du mal à digérer cette défaite face à une candidate à la popularité inattendue...