Dans mon article publié le 17 mai à propos de "l'affaire DSK", je saluais la prudence et la décence dont a fait preuve la classe politique française sur le sujet, à quelques exceptions près. Il faudra rajouter à la liste des exceptions l'ancien ministre socialiste Jack Lang, auteur de propos incompréhensibles de la part d'un responsable politique au talent unanimement reconnu.
Depuis plusieurs semaines, Jack Lang s'était positionné en faveur de la candidature de DSK pour défendre les chances de la gauche lors de l'élection présidentielle de 2012. Il faut dire que les deux "éléphants" du PS se connaissent depuis fort longtemps, ont collaboré au sein d'équipes gouvernementales, et partagent un certain nombre de convictions pour l'avenir de la France.
Toujours est-il que cela n'autorisait en aucun cas le fondateur de la Fête de la Musique, invité du journal de 20h sur France 2, à tenir des propos carrément affligeants sur l'affaire qui touche le patron du FMI.
S'insurgeant contre le maintien en détention de Dominique Strauss-Kahn malgré la demande de libération contre une caution importante formulée par ses avocats, il a lâché une phrase qui n'est pas passée inaperçue : "Ne pas libérer une personne qui propose de payer une importante caution ne se fait jamais aux Etats-Unis, car enfin, il n'y a pas mort d'homme"!
Non, il n'y a pas mort d'homme, il y a seulement une femme de ménage d'un hôtel de New York qui affirme avoir été victime d'une tentative de viol par l'un des hommes les plus influents de la planète...
CARTON ROUGE Monsieur Lang !
La vidéo de Jack Lang au 20h de France 2
16 mai 2011