Soupçonné de dopage depuis plus d'une décennie, le septuple vainqueur du Tour de France a de nouveau été accablé cette semaine par deux de ses anciens coéquipiers au sein de l'équipe US Postal : Tyler Hamiton et Georges Hincapie.
Les années passent et les soupçons de dopage pèsent toujours sur l'image de Lance Armstrong. Depuis 1999 et son archi-domination sur la Grande Boucle pour le premier de ses sept succès, l'admiration de certains s'oppose au doute des autres.
Plusieurs éléments, notamment révélés par le journal L'Equipe, ont semé le trouble et donner des arguments de poids à ceux qui accusent le Texan de tricherie.
Au fil des années, les langues se sont également déliées chez ses coéquipiers : certains, comme Floyd Landis, convaincu de dopage lors de sa victoire sur le Tour en 2006, ont affirmé avoir la certitude qu'Armstrong se dopait lors de ses victoires en terres françaises.
Cette semaine, c'est au tour de Tyler Hamilton, coéquipier d'Armstrong de 1999 à 2001, d'accuser son ancien leader. Dans une interview accordée à la chaîne américaine CBS, Hamilton, lui-même suspendu pour dopage en 2007 puis en 2009, affirme avoir "vu Armstrong s'injecter (de l'EPO)". Donnant plus de force à ses déclarations, il ajoute : "Nous l'avons tous fait. Je l'ai fait, à de nombreuses reprises".
Hamilton s'est délesté d'un poids lourdement accroché à sa conscience. Preuve de sa volonté d'assumer ses agissements anti-sportifs pendant sa carrière, il a d'aileurs rendu sa médaille d'or du contre-la-montre, remportée en 2004 à Athènes.
Lui emboîtant le pas, c'est aujourd'hui Georges Hincapie, qu'Armstrong considérait "comme un frère", qui accuse également le champion américain de s'être dopé. Il a déclaré, selon le site cbsnews.com, que lui et Armstrong se fournissaient régulièrement en EPO.
S'il a été contrôlé des centaines de fois sans jamais être officiellement reconnu coupable de dopage, Lance Armstrong semble aujourd'hui accablé par une grande majorité de ceux qui l'ont cotoyé. On pourra toujours croire au "coup médiatique" d'anciens coureurs assoiffés d'argent ou en manque de notoriété. Mais difficile d'imaginer Armstrong avoir etoffé son palmarès sans avoir recours à des produits illicites.
En attendant, l'intéressé continue de rejeter en bloc toutes les accusations : "Plus de 20 ans carrière. 500 contrôles antidopage dans le monde entier, hors et en compétition. Jamais contrôlé positif. Les faits parlent d'eux-mêmes".
L'interview de Tyler Hamilton