Après avoir pourtant mené 1-0 à 11 contre 10, l’Olympique de Marseille a été battu à domicile par le Paris-Saint-Germain (2-1) pour le compte de la 9e journée de Ligue 1.
L’OM vient de passer une semaine complètement pourrie qui a montré toutes les limites des Phocéens face aux grandes équipes françaises et européennes. Déjà battus deux fois cette saison, par Monaco et Arsenal, les hommes d’Elie Baup ont été corrigés à Dortmund en Ligue des Champions (3-0), puis ont perdu dimanche face au PSG à domicile.
Ce qui est rageant, c’est que si mardi les Marseillais avaient tout simplement été largement battus sans qu’il n’y ait grand-chose à redire, ils ont concédé une défaite très frustrante ce dimanche soir face à leur ennemi juré.
Les Olympiens avaient parfaitement débuté la rencontre en faisant preuve de solidité défensive face à des Parisiens dominateurs. Sans concéder la moindre occasion dangereuse, les coéquipiers de Steve Mandanda ont peu à peu pris confiance. Trois occasions consécutives dans le jeu auraient pu leur permettre de prendre l’avantage. Mais c’est finalement sur un penalty faisant suite à une faute de Motta sur Valbuena qu’André Ayew ouvrit le score. Sur la faute, Motta fut en plus expulsé.
Cette prise d’avantage couplée à une supériorité numérique pendant une heure aurait du permettre à l’OM de prendre le dessus sur son adversaire, peu inspiré par ailleurs.
Mais malheureusement, c’est au moment où les Marseillais étaient le plus susceptibles "d’enterrer" les espoirs de leurs adversaires du jour qu’ils se sont arrêtés de jouer et ont commencé à reculer et à faire n’importe quoi.
En laissant le ballon plutôt que de continuer à attaquer, ils se sont mis rapidement en danger et ont vu le PSG revenir au score au pire moment, à quelques secondes seulement de la mi-temps, sur une tête de Maxwell devançant la sortie de Mandanda.
En seconde période, l’OM n’a tout simplement pas existé. Sans rien montrer, ni talent, ni sentiment de révolte, en donnant la franche impression d’avoir peur de perdre et de chercher avant tout à ne pas encaisser de but, les Phocéens ont fini par céder sur un penalty bêtement concédé par André Ayew.
Pendant vingt minutes, les Marseillais auraient du montrer un autre visage et se jeter comme des "morts de faim" dans la bataille, avec en plus les entrées de Gignac, Khalifa et Thauvin. Au lieu de cela, on a eu droit à une équipe totalement amorphe, résignée, sans inspiration, incapable de créer du danger et donc vouée à une défaite certaine.
Au coup de sifflet final, Mathieu Valbuena, comme souvent l’un des rares à tenter de prendre des risques, a eu du mal à cacher sa déception au micro de Canal+ et a au une formule très dure et pourtant tellement réaliste : "on n’est pas une grande équipe".
Comment lui donner tord au vu du scénario du soir. Que l’OM choisisse de défendre face à un PSG au complet et logiquement meilleur, cela peut se tenir. Mais une fois l’avantage au score pris, à domicile et avec en plus une supériorité numérique, il est inacceptable de se contenter d’attendre qu’Ibra, Cavani et les autres viennent mettre en danger Mandanda.
Et en deuxième période, rien n’a jamais laissé entrevoir la possibilité d’un succès marseillais. Pire, la victoire parisienne semblait normale, même à 10 contre 11.
Beaucoup de supporters échangeaient après la rencontre pour savoir à qui revient la faute de cette défaite. Au manque d’implication des joueurs ? Ou aux choix d’Elie Baup et de son staff ?
J’ai envie de dire aux deux. Et j’ai presque envie de dire aussi qu’on s’en fout de connaître le ou les coupables, la réalité est là, implacable ! L’OM est clairement en-dessous du niveau des grandes équipes européennes et des deux ténors de la Ligue 1 que sont Monaco et le PSG.
Au classement, l’OM pointe à 4 points des deux équipes et laisse passer sa chance de se mêler à la lutte. Battre péniblement les équipes de milieu de tableau ne suffit pas…
L’OM va laisser pendant deux semaines (trêve internationale) ses supporters dans le désarroi et la frustration. Pas la frustration d’avoir perdu face au PSG, mais la frustration d’avoir perdu sans combattre.
Il faut désormais digérer cet échec, faire preuve d’humilité, continuer à travailler et rapidement reprendre la marche en avant pour recréer une dynamique de succès. En espérant que les défaites actuelles serviront pour l’avenir et que les erreurs commises ne seront pas reproduites.
C’est à ce prix que les dirigeants marseillais atteindront l’objectif auquel tous les supporters veulent bien croire : parvenir dans deux ans à lutter avec les meilleures équipes européennes en s’appuyant sur les jeunes talents du football français. Mais ce soir plus que jamais, je confirme mes propos de mardi soir : la route est encore très longue...
Après la trêve internationale,vendredi 18 octobre à 20h30, l'Om se rendra à Nice pour le compte de la 10e journée de Ligue 1 (match à suivre en direct sur BeInSport 1).
Résumé du match OM - PSG
Ligue 1 - 9e journée
6 octobre 2013