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"L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt 

Jérémy TRACQ
Né le 12 janvier 1987 à St-Jean-de-Maurienne
Originaire de Bessans (Savoie - 73)

 

Maire de Bessans


Président de la
Communauté de Communes
Haute-Maurienne Vanoise



Vice-Président du
Syndicat du Pays de Maurienne



Président de la
Mission Locale Jeunes Pays de Maurienne



Vice-président du
Centre "La Bessannaise"



Adhérent à Les Républicains


Correspondant Local de Presse
pour le Dauphiné Libéré


 

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Par téléphone : 06 89 49 12 24

Par mail : jeremy.tracq@orange.fr

Par courrier : Rue du petit Saint Jean
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 18:23

 

Patrick Roy - député socialisteLe  député du Nord Patrick Roy, qui était atteint d'un cancer du pancréas, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 53 ans.


Le 15 mars dernier, Patrick Roy, touché par un cancer, avait fait un retour émouvant sur les bancs de l'Assemblée Nationale en fauteuil roulant. Après six mois d'absence, il était apparu fatigué, la voix faible, mais avait tenu à remercier ses collègues pour leurs multiples messages de soutien et leur attention tout au long de son combat pour la vie. 

 

Malheureusement, la santé de l'ancien instituteur, élu parlementaire en 2002 puis réélu en 2007, s'était de nouveau dégradée ces derniers jours. 

 

Le maire de l'ancienne ville minière de Denain avait révélé sa maladie sans tabou lors d'une réunion publique dans sa commune en décembre dernier. Il rompait ainsi avec la tradition des hommes publics qui cachent fréaquemment leurs problèmes de santé. 

 

Le décès de Patrick Roy a suscité de nombreuses réactions dans le monde politique. 

 

Nicolas Sarkozy a salué "le courage et la volonté d'un homme sincère et entier qui était à l'image de sa ville de Denain, au coeur du bassin sidérurgique du Valenciennois qui l'a vu naître et dont il est devenu le premier magistrat : débordant de vie et d'énergie". 

 

Avant lui, Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste et maire de Lille, avait exprimé son "immense tristesse", saluant "un vrai homme du Nord, dont il portait les valeurs : la simplicité, la ténacité, la fidélité". 

 

Une minute de silence a été observée à l'Assemblée par les députés après un hommage appuyé du Président de l'hémicycle Bernard Accoyer, qui avait rendu visite à l'hôpital à Patrick Roy il y a quelques semaines. 

 

Réputé pour son verbe haut, Patrick Roy est remplacé par sa suppléante Marie-Claude Marchand, adjointe au maire PS d'Aulnoy-lez-Valenciennes et conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais depuis mars 2010.

 

 

Le 15 mars dernier, Patrick Roy, par ailleurs passionné de rock métal, avait prononcé un discours émouvant devant l'Assemblée, pour son retour.

 

Retrouvez-le en vidéo :

 

 


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:59

Oussama-Ben-Laden.jpgIl était 23h30 dimanche soir aux Etats-Unis lorsque le Président Barack Obama a annoncé au monde entier la mort du leader d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, abattu par les forces spéciales américaines. La grande majorité des pays a salué cette victoire symbolique contre le terrorisme international, tandis que les rassemblements spontanés se sont développés aux quatre coins du Globe. Mais au-delà de cet événement, qu'en sera-t-il demain ?

 

Dix ans que les Etats-Unis attendaient cela. Depuis ce tristement célèbre 11 septembre 2001, les dirigeants américains, Georges W. Bush d'abord, Barack Obama ensuite, avaient promis à leur nation de traquer le milliardaire saoudien et ses fidèles partout dans le monde. La chasse à l'homme a pris fin au Pakistan à Abbottabad (à quelques kilomètres au nord de la capitale Islamabad), dans une résidence sécurisée où Ben Laden semblait se trouver depuis septembre 2010.

 

Au cours de l'intervention, conclusion de très longs mois de filature menés par la CIA, cinq personnes ont été tuées, dont l'ennemi public n°1. Les comportements de coursiers autour de cette résidence étaient épiés depuis bien longtemps et ont alerté les services secrets.

 

Après sa mort, Ben Laden aurait été transporté par le commando américain sur une base navale, où une cérémonie a été célébrée selon la tradition musulmane. Puis son corps aurait été immergé en mer (une information peu probable toutefois, des vérifications d'identité étant à priori encore en cours, et leurs premiers résultats confirmeraient qu'il s'agit bien de Ben Laden).

 

Avec la disparition de Ben Laden, beaucoup estiment qu'un coup très dur a été porté aux réseaux terroristes mondiaux, principalement aux mouvances proches d'Al-Qaïda. En vérité, devons-nous nous réjouir pour l'avenir ou plutôt craindre le pire ? Les points de vue s'opposent.

 

S'il est clair que les Islamistes les plus radicaux prendront quelques temps à se remettre d'un tel affront tant le chef spirituel rassemblait autour de sa personnalité, le terrorisme n'est pas mort, loin s'en faut.

 

Depuis des années, le réseau monté par Ben Laden s'est développé, s'est tissé de manière solide aux quatre coins du monde. La mort d'un seul homme, quelle que soit son influence, ne peut pas éteindre l'idéologie fanatique. D'autant que la succession de Ben Laden ne devrait pas tarder : le numéro 2 d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, personnage médiatique apparu plusieurs fois dans des vidéos menaçant l'Occident, pourrait rapidement devenir le nouveau chef naturel du réseau terroriste.

 

On peut également s'inquiéter des représailles qui pourraient s'organiser dans les semaines à venir contre les Etats-Unis et ses alliés. Les différents gouvernements ont dès à présent renforcé leur sécurité intérieure et celle de leurs ambassades dans le monde. A juste titre me semble-t-il...

Il est plus que jamais nécessaire que les grands pays occidentaux poursuivent leur travail de fond contre le terrorisme.

 

Autre question : aurait-il été préférable d'avoir Ben Laden vivant pour qu'il puisse être jugé ? Certains considèrent que oui, au nom de la démocratie, au nom des droits de l'homme, et pour ne pas utiliser les mêmes pratiques que celles d'Al Qaïda. Un argumentaire recevable.

Mais au fond, n'était-il pas encore plus dangereux de chercher à capturer Ben Laden ? Certes, le leader terroriste aurait pu être jugé pour ses crimes. C'est là le point positif. Seulement, il y a fort à parier que le danger encouru par les forces d'intervention aurait été plus important.

 

Et qu'en aurait-il été des prises d'otages, déjà nombreuses ? Elles se seraient sans doute multipliées pour réclamer la libération du Saoudien...

 

A cet effet, une autre réflexion s'impose. Cette nouvelle historique jouera-elle en faveur des quatre otages français retenus au Niger et des deux journalistes de France Télévisions kidnappés en Afghanistan il y a un an et demi ?

Pour les journalistes, leurs ravisseurs n'étant pas directement liés à Al-Qaïda, on peut penser que la mort de Ben Laden n'aura pas d'influence directe sur les négociations.

En revanche, l'avenir des quatre Français dont une vidéo a récemment été diffusée est plus incertain. Difficile à cette heure de savoir si les jihadistes atténueront leur discours radical ou s'ils souhaiteront au contraire "venger" leur chef suprême en s'attaquant à tous les intérêts occidentaux de manière arbitraire.

 

Cet événement majeur n'a pas fini de faire couler de l'encre, d'interroger, de faire parler... Quoi qu'il en soit, ce lundi 2 mai 2011, le monde s'est débarrassé du principal responsable de la mort de milliers d'innocents. Et c'est bien là l'essentiel...

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 13:40

Justice.jpgDans l'actualité de ces dernières semaines, et plus particulièrement de ces derniers jours, un mot revient avec insistance : récidive ! Une triste réalité que d'imaginer la détresse des familles des victimes pour des faits qui auraient pu être évités.

 

Meurtre de Laetitia : l'assassin présumé était connu des services de police pour des faits de violence.

Samedi, un homme fonce dans un abri-bus et tue trois personnes : il avait déjà été condamné pour conduite en état d'ivresse et circulait sans permis.

Vendredi, un homme enleve et viole une fillette de 5 ans avant de la déposer de nouveau dans son quartier : c'est un récidiviste.

Ce jour, l'homme recherché depuis dimanche soir pour son implication supposée dans un accident de voiture ayant provoqué la mort de 3 personnes s'est rendu à la police. Il est connu pour des faits de violence et conduite en état d'ivresse...

 

On pourrait ajouter à cela le procès récent de l'assassin d'une jeune femme dans le RER D, qui avait déjà violé une fille dans ce même RER quelques années auparavant.

 

Autant de faits divers qui mettent en lumière les failles indiscutables qui existent aujourd'hui dans notre système judiciaire. Si des actes si graves sont intolérables, le fait qu'ils soient commis par des personnes ayant déjà agi de la sorte par le passé est d'autant plus inacceptable.

 

On sait que la folie des hommes est toujours difficile à détecter, et encore plus à éradiquer. J'entends par là qu'il y aura  malheureusement toujours des personnes violentes, atteintes par la folie et capables de commettre des viols, des meutres, etc...

 

En revanche, il est impensable que les législateurs continuent de manière impuissante à constater que des personnes déjà connues des services de police, ayant déjà été jugées pour des actes graves, aient la possibilité de recommencer.

 

Notre système judiciaire est aux abois, il serait temps que l'ensemble de la classe politique l'admette ! Les peines de prison ne sont pas assez dures, c'est une évidence. Et leur application (remises de peines, liberté conditionnelle, etc...) est une mascarade !

 

Exemple : l'homme qui a été condamné récemment à perpétuité pour le viol et le meutre d'une jeune femme dans le RER D avait déjà violé une autre femme en 1996. Condamné à 5 ans de prison (dont 2 avec sursis), il était ressorti en février 1997, les experts ayant jugé le risque de récidive "peu probable" pour cette personne. Mais où est la sanction dans cette affaire ?!

 

Cela met aussi en lumière l'inefficacité du suivi assuré pour les coupables. Leur remise en liberté une fois leur peine purgée (ou pas) n'intervient que trop rarement après un traitement psychologique efficace. Et le suivi n'est pas suffisant pour parer aux risques de récidive.

 

Législation pas assez strictes, justice trop laxiste, manque de moyens... Peut-être que toutes ces raisons cumulées peuvent expliquer les problèmes actuelles.

 

Toujours est-il qu'il devient urgent de réagir, pour les victimes, pour leurs familles, et parce que cela peut toucher  un jour chacun d'entre nous...

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:35

Youri-Gagarine.jpgC'était le 12 avril 1961. En pleine guerre froide, l'URSS réussissait l'exploît d'être le premier pays à permettre à un homme de voler dans l'espace. Youri Gagarine, embarqué à bord de Vostock-1, entrait dans l'histoire et devenait un visage incontournable de la propagande soviétique.

 

A une époque où les Etats-Unis et l'Union Soviétique se livraient une guerre sans merci pour prouver à la Terre entière leur suprématie, la conquête de l'espace avait une importance toute particulière.

 

 

Ce jour du printemps 1961, au terme d'un vol qui dura 1 heure et 48 minutes autour de notre planète, à une altitue comprise entre 175 et 380 kilomètres, Youri Gagarine, symbole naissant du bloc socialiste, démontra clairement l'avance des Soviétiques dans ce domaine.

 

La mission s'annonçait périlleuse. Jusque là, 48 chiens avaient été envoyés en orbites par l'URSS. 20 d'entre eux avaient péri. Le voyage, aussi excitant qu'il puisse paraître, aurait bien pu être le dernier de Youri Gagarine. A 27 ans, ce jeune homme venait de relever un défi historique.

Une réussite qui allait propulser Gagarine dans la lumière, acclamé aux quatre coins du monde au cours de ses nombreux déplacements hors de ses frontières.

 

Youri Gagarine se mit alors en tête d'aller encore plus loin en devenant le premier homme à marcher sur la Lune. Une idée folle mais réalisable vu les moyens techniques de qualité développés par sa nation.

 

Le destin en décida autrement : le 27 mars 1968, Gagarine s'écrasa avec son co-pilote dans la région de Vladimir (au nord-est de Moscou). Il pilotait alors un MiG-15 d'entraînement.

Si le mystère autour des causes de l'accident est longtemps resté entier, un document diffusé récemment indique que "la cause la plus probable de la catastrophe est une manoeuvre brusque pour éviter une sonde atmosphérique".

 

Moins de 16 mois après la mort de Gagarine, les Américains allaient envoyer un signal fort au monde entier et démontrer que leur retard dans la conquête de l'espace avait été largement comblé : Neil Armstrong fut le premier homme à poser le pied sur la surface de la Lune.

 

 

Le résumé du vol de Gagarine à bord de Vostock-1

 

10 avril : Youri Gagarine se prépare pour le vol et prend notamment soin de rédiger une lettre émouvante à son épouse et à ses deux jeunes filles.

 

11 avril : Gagarine reste isolé avec sa doublure, Titov Guerman.

 

12 avril, 5h30 : Les deux cosmonautes effectuent un examen médical dès leur réveil, suivi d'un léger petit déjeuner.

 

12 avril, 5h45 : Les deux cosmonautes sont conduits jusqu'au pas de tir.

 

12 avril, 6h50 : Gagarine descend du bus qui l'a transporté et embrasse Sergueï Korolev, le père de l'astronautique soviétique. Les lettres URSS sont floquées en direct sur le casque du futur héros.

 

12 avril, 7h07 : Embarquement de Gagarine à bord de Vostock-1.

 

12 avril, 9h07 : L'engin spatial s'envole. Youri Gagarine est sous pression maximale.

 

12 avril, 9h09 : Un long silence précède les premiers mots de Gagarine dans l'espace. La Terre lui apparaît comme "magnifique".

 

12 avril, 10h02 : La nouvelle de la réussite du vol est annoncée au peuple soviétique par la radio.

 

12 avril, 10h48 : Gagarine est comme prévu éjecté à 7 000 mètres d'altitude.

 

12 avril, 10h55 : Le cosmonaute atterrit dans un champ près de Saratov, sous les yeux médusés d'une paysanne accompagnée de sa fille. "N'ayez pas peur ! Je suis l'un des vôtres !" s'écrit-il.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 17:31

Election-President-CG---J.Tracq-005.jpgAu terme d'une matinée de suspens, Hervé Gaymard (Union pour la Savoie - droite) a conservé son poste de Président du Conseil Général de la Savoie. Trois tours de scrutins ont été nécessaires pour le départager avec son adversaire Thierry Repentin (Savoie Pour Tous - gauche). A égalité parfaite au terme du troisième tour, le député de la 2e circonscription de la Savoie l'emporte sur le sénateur au bénéfice de l'âge.

 

La matinée s'annonçait tendue au Château des Ducs de Chambéry, et les nombreux spectateurs présents à la séance publique du Conseil Général de la Savoie ont eu droit à un suspens insoutenable avant de connaître le nom de leur nouveau président.

 

A 9h00, les 37 Conseillers généraux ont pris place dans la salle des délibérations. La séance ne s'est terminée qu'aux alentours de 12h00.

 

En début de matinée, plusieurs élus ont pris tour à tour la parole pour livrer leur analyse des élections cantonales, exprimer leurs satisfactions et parfois même leurs déceptions. Il s'agissait aussi pour chacun de mettre en avant leurs perspectives souhaitées pour la Savoie au cours des trois prochaines années.

 

Vers 10h00, le premier tour de scrutin fut ouvert par Alexandre Dalla-Mutta, doyen de l'assemblée départementale. Des isoloirs avaient été installés pour garantir le véritable secret du vote de chacun.

 

Sans surprise, malgré les doutes émis ces derniers jours par la presse sur le candidat de la gauche, ce furent bien Hervé Gaymard et Thierry Repentin qui se soumirent au vote de l'assemblée.

 

Le dépouillement du premier tour, effectué par Vincent Rolland, le benjamin des conseillers généraux de la Savoie, donna une égalité parfaite entre les deux leaders : 18 voix pour T.Repentin, 18 voix pour H.Gaymard et 1 vote blanc.

 

Pas de majorité absolue, on allait donc assister à un deuxième tour, avec toujours comme juge de paix la barre des 19 voix (la moitié plus une) pour obtenir la présidence.

 

Les deux mêmes candidats firent part de leur candidature, et beaucoup imaginèrent à ce moment-là que le scrutin allait trouver son épilogue. Pas du tout !

 

Le dépouillement donna un léger avantage à Thierry Repentin avec 18 voix, contre seulement 17 à Hervé Gaymard et donc 2 bulletins blancs.

 

Le troisième tour allait s'avérer décisif. A ce moment-là, Jean-Paul Claret, élu indépendant réputé plus proche de l'Union Pour la Savoie que de Savoie Pour Tous, demanda une suspension de séance, accordée par l'assemblée.

 

Cette pause devait durer 15 minutes, elle se prolongea finalement pendant plus d'une heure. Nul doute que les discussions furent serrées et les négociations nombreuses au cours de cette interruption.


Le flou règnait même sur les candidats du 3e tour. Et pour cause : en cas d'égalité, le plus âgé des candidats serait proclamé président. De quoi imaginer un instant que Thierry Repentin laisse sa place à Yves Husson et Hervé Gaymard la sienne à Alexandre Dalla-Mutta, de manière à mettre toutes les chances de leur côté.

 

Il n'en fut rien, les deux groupes décidant de jouer le jeu démocratique jusqu'au bout.

 

Après que chacun ait déposé pour la troisième fois de la matinée son bulletin dans l'urne, l'ultime dépouillement débuta dans une atmosphère ultra tendue.

 

11 voix à 3 pour Hervé Gaymard, puis 12 partout et bientôt 15 partout. C'est alors qu'un bulletin blanc vint faire prendre de la consistance à l'hypothèse d'une égalité parfaite... 18-15 pour Thierry Repentin puis finalement 18-18 !

 

Hervé Gaymard, 50 ans, conserve donc sa place de Président du Conseil Général de la Savoie au bénéfice de l'âge, Thierry Repentin n'ayant que 47 ans.

 

Installé dans le fauteuil dévolu au Président, Hervé Gaymard n'a pas manqué de féliciter son rival socialiste. Il a eu une intention pour les nouveaux élus, ceux déjà en poste, mais aussi pour les battus et ceux qui n'ont pas brigué un nouveau mandat.

Il a ensuite défini le contour de l'action à venir, ne fermant pas la porte aux revendications que pourraient exprimer chacun des élus dans les heures à venir, et souhaitant que le travail soit réalisé au service de la Savoie, en bonne intelligence entre les élus des différentes sensibilités.

 

Il a enfin donné la parole à Thierry Repentin, ce qui ne faisait pas partie du protocole mais qui s'imposait vu la situation. Ce dernier s'est appliqué à valoriser la poussée de la gauche savoyarde. Il a insisté sur l'absence de majorité et d'opposition claires au vu des résultats des votes, préférant le terme "d'insuccès" à celui de "défaite".

Avant de conclure avec un brin d'humour : "Félicitations Monsieur Gaymard, vous venez de réussir une belle performance. Celle de battre un sénateur au bénéfice de l'âge" !

 

Pour décrypter l'élection, les impressions recueillies par l'hebdomadaire La Vie Nouvelle dans les couloirs du Château sont importantes.

 

Jean-Paul Claret, Conseiller général des Echelles, a assumé le fait d'avoir voté blanc lors des trois tours. "Il n'existe pas de marchandage possible, pour débaucher des gens. Je ne m'y suis jamais prêté. Bien sûr, j'ai voté "blanc" à trois reprises."

 

De son côté, le centriste Lionel Mithieux, Conseiller général de  Cognin, a assuré avoir voté à chaque tour pour Hervé Gaymard, comme il l'avait annoncé lors de son discours avant le scrutin. 

 

Dès lors, une question est sur toutes les lèvres : qui a voté blanc lors du deuxième tour, faisant défaut à la majorité départementale ? Sans doute ne le saura-t-on jamais !

 

On sait en tout cas que gouverner ne sera pas chose facile pour Hervé Gaymard au cours des trois prochaines années, tant l'équilibre de la majorité départementale semble fragile.

 

Mais si les élus du Conseil Général de la Savoie ont la volonté de travailler au service du département au-delà des diverses rivalités politiques, nul doute que la Savoie sortira gagnante de ces élections agitées. C'est bien là l'essentiel...

 

 

En début d'après-midi, après une pause déjeuner, les élus se sont remis au travail.

 

Jean-Paul Claret a été élu Président de la Commission d'Appels d'Offre.

 

La liste des Vice-présidents a également été annoncée par Hervé Gaymard :

 

- Jean-Pierre Vial (La Motte - Servolex)

- Claude Giroud (Albens)

- Michel Bouvard (Chambéry)

- Auguste Piccolet (Aime)

- Franck Lombard (Ugine)

- Robert Clerc (Aix nord)

- Vincent Rolland (Bozel)

- Pierre-Marie Charvoz (Saint-Jean-de-Maurienne)

- Lionel Mithieux (Cognin)

- Rozenn Hars (Lanslebourg)

- Gaston Arthaud-Berthet (Saint-Genix sur Guiers).

 

Si Savoie pour Tous s'est abstenu lors du vote, le groupe mené par Thierry Repentin a pu faire entendre sa voix au moment de la composition de la commission permanente en obtenant 13 sièges sur 27.

 

Les noms des membres des commissions "que nous ne sommes pas en mesure de fixer aujourd'hui", selon Hervé Gaymard, seront décidés à cette date.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 17:00

Logo Cantonales 2011Les élections cantonales 2011 se sont achevées dimanche 27 mars au terme du second tour. Si Rozenn Hars a conservé son siège dans le canton de Lanslebourg Mont-Cenis, le sort de la Savoie se décidera jeudi avec une élection du président qui s'annonce serrée. Au niveau national, la gauche sort gagnante et le Front National confirme sa poussée, avec deux élus (à Carpentras-nord et Brignoles).

 

 

Au niveau national

 

Comme au premier tour, le scrutin a été marqué par une forte abstention (55,68%). Cela signifie que seul un quart des électeurs français environ ont voté dimanche (seule la moitié des cantons était renouvelable, et la moitié des électeurs invités à voter se sont rendus aux urnes). Toute projection sur le sort de l'élection présidentielle de 2012 (et des législatives) doit donc restée mesurée.

 

La gauche sort en tout cas gagnante des cantonales avec 49,85% des suffrages, loin devant la droite à 35,91%. L'extrême droite confirme sa poussée avec 11,80%, mais avec seulement deux candidats élus, le Front National continue de faire peur lorsqu'il approche l'accession à des responsabilités.

 

Avant les derniers résultats des DOM-TOM, cinq départements ont déjà basculé : les Pyrénées-Atlantiques, La Réunion, Mayotte et le Jura sont emportés par la gauche, tandis que la droite récupère le Val d'Oise (fief de Dominique Strauss-Kahn). La présidence pourrait bien basculer jeudi dans plusieurs autres départements.

 

Au soir de ces élections, un sondage réalisé par l'Institut IPSOS pour France Télévisions en vue de l'élection présidentielle de 2012 donne la gauche en tête quel que soit le candidat (sauf Ségolène Royal), devant Marine Le Pen pour le Front National et Nicolas Sarkozy pour l'UMP. Une tendance qui, bien que spéculative, doit entraîner une remise en cause profonde du parti majoritaire sur la stratégie à mettre en place et la manière de mobiliser les électeurs pour conserver la tête du pays. Nul doute que les discussions à ce sujet vont être nombreuses en interne dans les semaines à venir.

 

 

Au niveau départemental

 

La présidence du Conseil Général de la Savoie pourrait bien se jouer à une voix jeudi, entre le Président actuel Hervé Gaymard (Union Pour la Savoie - droite) et Thierry Repentin (Savoie Pour Tous - gauche).

 

Si les cinq candidats du Front National présents au second tour ont été sèchement battus, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de Gauche ont tiré leur épingle du jeu.

 

Dans le canton de Yenne, l'écologiste René Padernoz, pourtant peu attendu avant le premier tour, l'a emporté avec plus de 57% des suffrages. Le sortant Maurice Michaud (UPS) est donc battu.

 

A La Chambre, c'est le maire de La Chapelle Jean-Louis Portaz (FDG, soutenu par Savoie Pour Tous) qui a créé la sensation. Il a déboulonné pour quatre voix l'indépendant proche de l'Union Pour la Savoie Daniel Dufreney, pourtant fortement implanté dans son canton.

 

A La Ravoire, un an après sa victoire lors de l'élection partielle, Jean-Marc Léoutre n'a pas résisté à un second duel avec Robert Gardette (SPT). Le canton bascule à gauche pour la première fois depuis quarante ans.

 

Dernière suprise, la victoire à Bourg-Saint-Maurice d'Eric Minoret, qui a battu le candidat soutenu par l'UPS, Daniel Payot. Eric Minoret devrait toutefois au vu de sa sensibilité politique se rallier à Hervé Gaymard.

 

A noter que Sylvie Cochet et Florian Bailly, deux candidats de l'UPS qui pouvaient créer la surprise et récupérer un siège pour la droite, ont perdu à Aix Sud et Albertville Nord.

 

 

Jeudi, Thierry Repentin pourra compter sur le soutien de 17 élus de Savoie Pour Tous, plus vraisemblablement celui de René Padernoz (EELV). Hervé Gaymard lui, compte 15 élus de l'Union Pour la Savoie.

 

Le vote des indépendants sera donc décisif. Gilbert Guigue, Eric Minoret, Franck Lombard et Jean-Paul Claret semblent tous afficher un penchant plutôt à droite. Certains ont même déjà soutenu le président actuel lors de son élection en 2008. Dans ce cas de figure, Hervé Gaymard est donc en bonne position pour conserver la tête du département.

 

Mais le vote à bulletins secrets peut parfois réserver des surprises...

 

 

Au niveau cantonal

 

Le canton de Lanslebourg Mont-Cenis reste fidèle à l'Union Pour la Savoie et à sa candidate Rozenn Hars, Vice-présidente sortant du Conseil Général de la Savoie.

 

Les résultats du premier tour avaient placé le faussement sans étiquette (clairement ancré à gauche) Patrick Debore en tête avec deux voix d'avance. Avec le report de voix possible du socialiste François Chemin, le duel s'annonçait serré.

 

Les candidats et leurs sympathisants se sont mobilisés jusqu'au dernières heures de la campagne (qui clôturait officiellement samedi 26 à minuit) pour rallier des électeurs à leur cause dans chacune des communes.

 

Preuve de l'intérêt porté à l'élection, toutes les bureaux de vote constataient dès 12 heures une plus forte participation qu'au premier tour. Tendance confirmée à 18 heures avec 64,56 % de participation, bien plus que la moyenne nationale.

 

Si Rozenn Hars a été largement devancée à Bonneval-sur-Arc, l'écart s'est réduit entre les deux tours à Bessans, où Rozenn Hars a plus que doublé son score par rapport au premier tour. A Sollières-Sardières, la candidate sortante n'a été devancée que d'une voix par son adversaire.

 

Mais des avances signficatives à Termignon (son village), Lanslebourg (celui de Patrick Debore), Bramans et surtout Lanslevillard ont permis à Rozenn Hars de conserver son siège avec 76 voix d'avance et 52,45% des suffrages exprimés.

 

Si l'élection a été difficile, la candidate de l'Union Pour la Savoie s'est délacrée satisfaite de la reconnaissance du travail effectué, et a entendu le message lancé par les Haut-Mauriennais. Le soutien sans failles d'Hervé Gaymard, Michel Bouvard et Pierre-Marie Charvoz a joué un rôle considérable dans la dernière ligne droite de cette victoire.

 

 

Les résultats du second tour :

 

Résultats cantonaux

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:09

Logo Cantonales 2011Dimanche 20 mars a eu lieu le premier tour des élections cantonales 2011. Aux niveaux national, départemental et cantonal, voici les principaux résultats et les enseignements de ce premier volet. Deuxième tour le dimanche 27 mars.

 

 

France

 

Le srutin a été marqué par une forte abstention (55,63%). Au niveau national, le Parti Socialiste arrive en tête avec environ 25%, loin devant l'UMP, qui se contente de 17,13% des suffrages. Le parti majoritaire est talonné par le FN, en nette progression à 15,26%.

Le deuxième tour verra donc de nombreuses confrontations entre des candidats dits "républicains" et des candidats "frontistes". Principalement, ce sont des duels PS vs FN qui se profilent.

L'enjeu du sructin est donc aujourd'hui d'entendre les grands leaders politiques appeler ou non à faire barrage au Front National.

C'est bien ce qui est déplorable... Plutôt que de s'interroger sur les raisons qui ont conduit un si grand nombre d'électeurs à se tourner vers le vote extrême-droite, nos dirigeants (la plupart) préfèrent serenvoyer la balle sur le thème "doit-il ou non y avoir un front républicain ?".

D'une part, c'est se moquer des électeurs, sui sont tout de même assez grands pour savoir faire leur choix. D'autre part, cela signifie que la volonté n'est absolument pas de chercher à comprendre quels sont les problèmes des Français auxquels nos politiques sont incapables actuellement de répondre. Bref, à un an de la présidentielle, c'est toute la classe politique qui par cette attitude participe à la progression de plus en plus rapide du parti fondé par Jean-Marie Le Pen.

 

Résultats nationaux

 

 

Savoie

 

Sur le plan départemental, le Conseil général de la Savoie, géré par la droite, reste indécis. La majorité était réelle mais relativement courte entre 2008 et 2011 (16 élus de droite, 15 élus de gauche, et des indépendants pour la plupart favorables à Hervé Gaymard). Avec quatre candidats élus au premier tour (André Vairetto, Jean-Michel Gallioz et  Albert Darvey pour la gauche, Vincent Rolland pour la droite), quinze cantons restent donc en ballotage.

Autant dire que le deuxième tour revêtira un enjeu tout particulier pour savoir qui gouvernera la Savoie à partir du 1er avril.

 

Résulats canton par canton

 

 

Canton de Lanslebourg Mont-Cenis

 

Quatre candidats se soumettaient au jugement des électeurs. Il en restera deux au second tour. Rozenn Hars, Conseillère générale sortante appartenant à la majorité départementale (Vice-présidente déléguée à la vie sociale), sera opposée à Patrick Debore, sans étiquette mais largement marqué à gauche.

 

Au premier tour, Patrick Debore vire en tête avec 38,3% des suffrages, soit 0,1 point de plus que Rozenn Hars (38,2%). Deux voix séparent les deux candidats sur l'ensemble du canton. Le socialiste François Chemin obtient 14,9% des voix, et Jean Blanc (sans étiquette, soutenu par Europe Ecologie-Les Verts et Mouvement Region Savoie) ferme la marche avec 8,4%. Les deux derniers nommés n'obtiennent pas 12,5% des inscrits, ils ne peuvent donc pas se maintenir au second tour.

 

Les résultats détaillés :

 

Inscrits : 2511

Votants : 1319 (52,53%)

Exprimés : 1254

 

 

 

Rozenn

Hars

François Chemin 

Jean

Blanc 

Patrick Debore

 

Bonneval-sur-Arc

22

6

23

40

 

Bessans

58

36

17

100

 

Lanslevillard

86

27

14

67

 

Lanslebourg

120

30

15

132

 

Termignon

77

20

11

56

 

Sollières-Sardières

37

22

3

44

 

Bramans

79

47

23

42

 

TOTAL

479

188

106

481

 

 

Au second tour, un des enjeux sera la mobilisation des électeurs, puisque 48% d'entre eux ne se sont pas déplacés lors du premier tour. Le report des voix de François Chemin et de Jean Blanc aura également son importance.

Enfin, il s'agira de savoir si les habitants de Haute-Maurienne souhaitent que le canton, traditionnellement ancré à droite, reste dirigé par une élue de la majorité départementale actuelle.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 18:16

DSK---2011.jpgAlors que le dépôt officiel des candidatures pour l'investiture socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012 peut se faire jusqu'en juillet, la décision de Dominique Strauss-Kahn ne fait plus aucun doute (ou presque). Dans un documentaire diffusé dimanche sur Canal +, tout semble indiquer que le patron du FMI sera de la partie.

 

Si son mandat au FMI l'oblige à un strict devoir de réserve, DSK multiplie les interventions masquées concernant sa candidature à l'investiture du parti socialiste. Après les propos de sa femme Anne Sinclair et son intervention sur France 2 notamment, un documentaire diffusé dimanche sur la chaîne cryptée confirme la tendance.

 

Le reportage "Un an avec DSK" montre l'ancien ministre dans son quotidien new-yorkais : en réunion avec les grands argentiers du monde entier, en visite à l'étranger, et même au tournoi de football du FMI ou dans sa cuisine avec sa femme.

 

Plusieurs allusions à la présidentielle alimentent ce reportage. On voit par exemple DSK arborant un tee-shirt "Yes we Kahn (clin d'oeil au slogan de Barack Obama lors de son élection à la tête des Etats-Unis) ou encore un lapsus révélateur lorsqu'un journaliste asiatique l'interroge sur son intention d'être candidat à la présidentielle française.

Sa réponse est d'abord "oui", avant de rectifier : "euh... je vais me présenter à votre président demain".

 

Le principal intéressé se garde pourtant de toute déclaration qui serait contraire à son poste actuel. "Je vois bien qu'il y a une attente, des gens m'arrêtent dans la rue. Cette décision, permettez moi de la garder pour moi" a-t-il dit aux journalistes qui l'ont suivi pendant un an.

 

Le favori actuel des sondages s'en réfère donc au calendrier fixé par le Parti socialiste, d'ailleurs contesté par ses proches qui auraient souhaité davantage de temps.

 

On connaîtra la réponse sur la candidature de DSK à l'investiture au plus tard en juillet, c'est une certitude. Si une surprise est possible, comme l'a prouvé Jacques Delors en 1995 en renonçant alors que tout laissait à penser le contraire, il serait très étonnant de ne pas retrouver Dominique Strauss-Kahn en compétition avec Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls et Arnaud Montebourg (candidats presque certains à ce jour), lors du vote prévu en octobre.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:10

Marine-Le-Pen---sondage-2.jpgLe sondage réalisé par l'institut Harris publié dimanche dans Le Parisien avait suscité bien des réactions. Il donnait Marine Le Pen, Présidente du Front National, en tête des intentions de vote au Premier tour avec 23%, soit deux points de mieux que Nicolas Sarkozy (UMP) et Martine Aubry (PS). Plusieurs politiques avaient critiqué cette enquête, regrettant l'absence de comparaison avec le scénario de la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour représenter les socialistes.

L'institut Harris a consenti à réaliser un nouveau sondage dans ce sens. Et les résultats sont édifiants : ils confirment la poussée impressionnante de l'extrême-droite !

 

Selon ce sondage réalisé avec deux autres scénarii de candidats socialistes, DSK et François Hollande, la patronne du FN reste en tête des intentions de vote.

 

Dans le cas d'une candidature de Strauss-Kahn, Marine Le Pen est créditée de 24% des intentions de vote (soit 1 pont de plus que dans le cas d'une candidature Aubry). DSK obtiendrait 23%, tandis que Nicolas Sarkozy n'est qu'à 20%, ce qui signifierait son élimination dès le premier tour ! C'est le première fois que le chef de l'Etat apparaît en si mauvaise posture.

 

Si Hollande venait à être investi par le PS, la fille de Jean-Marie Le Pen resterait en tête avec 24%, devant Sarkozy à 21% et Hollande à 20%.

 

La perspective d'un 21 avril 2002, à l'endroit ou à l'envers, apparaît aujourd'hui comme possible et constitue une réelle menace pour l'ensemble des partis républicains.

 

Mais comme toujours avec les sondages, la prudence reste de mise, surtout que nous ne sommes qu'à 14 mois de l'échéance et que tous les candidats ne sont pas encore connus.

 

De plus, le site d'information Mediapart met avant le système de sondages rémunérés utilisé par Harris. L'institut de sondages, par la voix de son directeur, dément les rémunération mais admet qu'une incitation financière à participer aux enquête existe (par le biais d'un jeu-concours), afin "de motiver à répondre tous les profils".

 

Cela pourrait-il influer sur les résultats ? Rien n'est moins sûr.

 

Le groupe PS à l'Assemblée a en tout cas demandé à l'UMP le vote au plus vite d'une proposition de loi commune visant à plus de transparence des sondages politiques (déjà votée à l'unanimité au Sénat). L'exécutif et la majorité UMP avaient dans un premier temps rejeté cette demande, considérée comme non prioritaire.

 

Quoi qu'il en soit, si ce sondage - qui n'est pas forcément en corrélation avec d'autres enquêtes d'opinion réalisées par des instituts concurrents - ne doit pas entraîner de conclusions hâtives quant aux résultats de la future élection, il met clairement en avant la percée actuelle de Marine Le Pen et du Front National.

 

Retrouvez l'ensemble des intentions de vote de ce sondage sur le site du journal Le Parisien.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 22:05

Marine-Le-Pen.jpgSelon un sondage de l'institut Harris pour Le Parisien/Aujourd'hui en France publié ce dimanche, Marine Le Pen, Présidente du Front National, arriverait en tête au premier tour de l'élection présidentielle 2012 avec 23% des intentions de vote, tandis que Nicolas Sarkozy (UMP) et Martine Aubry (PS) seraient à égalité avec 21%. Faut-il tirer le sonnette d'alarme ?

 

On le sait, les enquêtes d'opinion passionnent les Français, d'autant plus quand il s'agit de dégager des tendances en vue d'une élection importante comme la présidentielle. Le sondage publié ce jour par le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France risque de faire couler beaucoup d'encre.

 

Pour le première fois, la toute nouvelle présidente du FN est donnée qualifiée pour le second tour, et surtout en pemière position. Avec 23% des intentions de vote, elle devancerait de 2 points le Président de la République et la Première Secétaire du PS (le scénario avec une candidature de Dominique Strauss-Kahn à gauche n'a pas été testé... il aurait pourtant été intéressant de voir les tendances dans cette hypothèse).

 

Certes, les sondages doivent être pris avec des pincettes, comme en attestent les résultats très divers en fonction des instituts. Certes, il ne s'agit que d'une photographie de l'opinion à un instant T, et l'échéance présidentielle n'est que dans 14 mois. Certes, tous les candidats ne sont pas encore connus, notamment celui qui défendra les idées du Parti Socialiste, et il est donc difficile dans ces conditions pour les sondés de se prononcer avec assurance.

 

Malgré cela, à gauche comme à droite, l'éventualité d'un 21 avril 2002 bis refait surface, et suscite de grandes craintes, d'autant plus qu'on estime souvent que le potentiel réel du FN est sous-estimé dans les sondages.

 

Imaginer un deuxième tour opposant l'UMP ou le PS à la patronne du FN fait grincer les dents des grands partis républicains.

Car ne nous y trompons pas, cette hypothèse, si elle devenait réalité, marquerait un échec massif pour les grands noms de la politique française, de la majorité comme de l'opposition.

 

Echec d'abord pour Nicolas Sarkozy, dont la côte de popularité n'a jamais été aussi basse depuis 2007 (22% d'opinions favorables selon le dernier baromètre de popularité). Même s'il reste le meilleur candidat de droite - tout autre candidat de sa famille politique (Jean-François Copé, Jean-Louis Borloo ou François Fillon) étant balayé largement par la chef de file de l'extrême-droite - le Président ne peut que constater le rejet massif de sa politique. Contexte économique difficile, crise sociale liée à cela et politique sécuritaire qui ne séduit pas autant qu'espéré les sympathisants de droite et les électeurs du FN, rien ne va dans le bon sens et après avoir été élu triomphalement voilà 5 ans, Sarkozy semble subir le "revers de la médaille" ou "l'effet boomerang".

 

Dans ces conditions, c'est logiquement le PS qui devrait tirer son épingle du jeu. Mais les guerres internes toujours présentes malgré les efforts de Martine Aubry pour rassembler, et le manque de propositions satisfaisantes pour les Français les plus en difficulté font du PS une force politique "bancale".

Ajoutez à cela l'incertitude qui plane sur le futur candidat à la Présidentielle - le devoir de réserve de Strauss-Kahn en tant que Président du FMI n'aidant pas - et vous vous retrouvez avec deux grands partis républicains incapables de représenter des solutions crédibles aux problèmes des Français.

 

On le sait, c'est souvent lorsque les citoyens sont le plus désespérés que leur choix se porte sur les extrêmes. La crise mondiale sans précédent traversée depuis 2009 favorise assurément le FN, comme il fait la part belle aux formations de la gauche anti-capitaliste et aux communistes du Front de Gauche.

 

Il reste 400 jours aux grands leaders politiques pour redresser la barre, sans quoi on pourrait assister avant l'été 2012 à une "grande lessive" parmi les personnalités de l'UMP et du PS et un renouvellement massif des dirigeants des partis.

Mais au fond, n'est-ce pas cela que les Français souhaitent ?!

 

 

A noter qu'afin de "corriger le tir" face aux critiques de la classe politique de n'avoir testé à gauche que Martine Aubry, l'institut Harris réalisera dès cette semaine un nouveau sondage prenant en compte ul'éventualité d'une candidature de DSK ou de François Hollande.

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